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 [SORTIES] Daytona 2014 en presque live tout spécialement pour les ptilaneurs

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MessageSujet: [SORTIES] Daytona 2014 en presque live tout spécialement pour les ptilaneurs   Mer 12 Mar 2014 - 23:30

C’est un Bonjour depuis Daytona que j’envoie à tous les pitlaneurs.



Trois mois d’absence de plb et je vois que les fans des oldies ont « re »pris le pouvoir sur plb en profitant de l’hibernation des plus jeunes qui devaient être très occupés à préparer leurs machines et leur communication aiguisée - à la syntaxe impeccable - sur pit-lane.biz et ailleurs.

Pour ma part, pas de communication sur ma saison 2014 car je sors de grande révision et mes mécaniciens en blouse blanche voudraient resserrer tous les boulons au bon couple après avoir remonté le tout et avant de me lâcher sur les pistes. J’ai un entraînement à Barcelone prévu fin avril et une saison allemande chargée notée sur mon agenda...

Mais puisque rosenoire n’est pas encore complètement fané, il (je fais comme Louis XIV, je parle à la troisième personne… çà doit se soigner aussi) va essayer de vous livrer ses impressions de la Bike Week de Daytona dont c’est la 73ème édition. Il me fallait du soleil et du dépaysement, alors je me suis dit qu’il y avait pire comme destination, non ?


J’ai décidé de visiter ce coin de la Floride et de voir un maximum de courses et il y en a ! Dans l’ordre chronologique, Supercross, Flat Track, AMA SSP/SBK avec en point d’orgue les 200 Miles.

Je vais essayer de vous faire partager ce qu’on peut voir et ressentir à Daytona, du moins sur le Speedway. Je ne fais que peu de photos et avec un smartphone, soyez indulgents ! Et encore, vous avez de la chance, je ne prends jamais de photos mais comme ma compagne n’a pas pu venir, je les fais pour illustrer ce que je lui raconte. Christian Philwood avec son œil attentif et son sens de l’à-propos photographique aurait fait des merveilles, c’est certain.

Tout d’abord, le Speedway de Daytona est le temple de la NASCAR et pas de la moto et çà se voit même si la Bike Week fait son possible pour se montrer. Le circuit appartient à la famille France ( !) qui a créé la NASCAR et a aussi acheté l’organisation du championnat AMA il ya 4 ans (Jarno ou bubu le diraient plus précisément que moi).



Pour ceux qui ne le connaissent pas, c’est un « tri-oval » comme disent les américains. C’est un ovale dont une des lignes droites est étirée vers l’extérieur en formant une grande courbe. Les virages sont très, très relevés ! On l’appelle aussi anneau en français et banking en anglais bien que normalement banking désigne les parties relevées m’a expliqué un local. J’ai pu y marcher, il faut être dahu ! Les deux virages sont numérotés de Turn1 à Turn 4. 1 = entrée du premier virage, 2=sortie du premier virage et idem pour le second virage. Presque toutes les infrastructures sont dans cet ovale (l’infield), y compris les stands, les parkings, les campings et un lac rectangulaire grand comme 6-8 terrains de foot qui doit servir à des compétitions nautiques je crois. Le village commercial dédié à la moto se trouve en dehors de l’ovale et est accessible à tout le monde depuis la route sachant que la majorité des bikers ne vient pas voir les courses. Cela fait plus de chalands pour les commerçants. Business is business.


Il est situé à 8km de la plage qui est ouverte durant la Bike Week aux motos et voitures à marée basse. 10 miles/h et interdit de rouler sur les personnes allongées sur leurs serviettes… On vient à la plage à moto ou en voiture, on la gare sur le sable, on va se baigner, on sèche en bronzant, on reprend son véhicule pour partir. La vie est souvent salope mais parfois elle se montre très douce.


Pour info, un billet à $170 (130 €) donne accès au circuit pendant 10 jours hors tribune numérotée et place réservée y compris le camping en tente (non fournie quand même!). Pour $200, c’est camping avec  « petit » camping car et pour 250 c’est avec grand camping car. Pour chaque type de compétition on peut acheter des billets tribunes avec place réservée. $25-35 la place selon la tribune et l’événement. Le billet enceinte générale à $170 permet de bien voir tout du bord de piste (Flat Track comme vitesse) sauf le Supercross pour lequel un billet Track Side à $15 vous permet presque de toucher les pilotes en plein saut.


Ceux qui connaissent le camping du Houx au Mans peuvent oublier, ici c’est rangé et propre et si il ya du bruit c’est que les partys s’improvisent et non parce que les moteurs de voiture sur palettes hurlent toute la nuit. S’il y a des barbecues (une institution aux USA), ils ne sont pas improvisés et on apporte son charbon de bois et on ne démonte pas les palissades pour les brûler !


Les boissons et la nourriture achetées sur le circuit sont bonnes et à un prix normal (pas d’écart avec ce qu’on trouve en ville hors vrais restaurants bien sûr). Seul le café est cher, $4, mais il fait plus de 30cl et n’est pas si mauvais que çà. J’ai l’impression que les américains ont progressé sur ce point.
Bref, on est loin des tarifs et des conditions d’accueil pratiqués en France.


Au niveau ambiance aussi, il faut oublier ses références françaises. On est plus proches de ce qui se déroule à Oschersleben pour la Speed Week en août en encore plus « cool ». Les gens parquent leurs motos ou voitures là où c’est autorisé (il y a beaucoup, beaucoup de places), sans mettre d’antivols et les rares qui viennent casqués (le casque n’est pas obligatoire en Floride ! Heureux floridiens !!! je hais cette obligation de port… je laisse les accros à la sécurité « normée » penser ce qu’ils veulent tant que c’est pour eux…) laissent le casque posé sur la moto. Certains laissent aussi leur blouson - quand ils en ont un, c’est l’été ici – sur la selle pour ne pas se brûler les fesses à la reprise de leurs motos.


Avant d’attaquer les courses – on est là pour çà, non ? – encore quelques mots sur le côté pratique.


Si vous ne vous y prenez pas au dernier moment comme moi, vous trouvez des vols aller-retour Paris-Atlanta-Daytona pour 550 euros, une chambre d’hôtel avec vue sur l’Océan comprenant 2 grands lits et kitchenette complète pour $200 (150 €, soit moins de 40 € par personne à 4). Il y a des hôtels moins chers même en bord de mer  et encore moins chers dès qu’on sort de Daytona. Une location de petite voiture (taille Peugeot 308) coûte $200 pour 10 jours kilométrage illimité et le litre d’essence est à 0,75 €. Faites le calcul, et çà ne coûte pas beaucoup plus cher qu’aller au GP de Barcelone ou même Assen surtout en petit groupe. A noter que la plupart des hôtels mettent gratuitement à disposition des bikers une aire de lavage avec produits de nettoyage et eau à volonté. Le problème de la voiture n’est pas la densité du trafic (une rigolade pour un parisien) mais pour se garer en ville près de Main Street (là où est le folklore de la Bike Week) car il y a peu de parkings et ils sont payants ou interdits sans accréditation (si vous voyez Tow away sur un pannonceau, fuyez l’enlèvement de la voiture sera demandé par le propriétaire). J’ai contourner le problème pour mes déplacements en ville, j’ai demandé à un jeune de l’hôtel si il ne connaissait pas quelqu’un qui avait un vélo à vendre, il m’a indiqué un de ses potes. J’ai acheté le vélo un peu pourri pour $50. Ce qu’il ne sait pas, c’est que je lui redonnerai quand je partirai. Pas la peine d’attacher le vélo même la nuit, il est toujours là.

Louer une moto, je ne sais pas mais c’est possible et sans doute moins cher et alors là tout est fait pour vous ! La ville est aux bikers, ce sont les rois pendant 10 jours !


Je pense que pour bien profiter de cette Bike Week, il faut venir avec l’esprit ouvert et laisser ses apriori et autre esprit critique de l’autre côté de l’Atlantique. Il y a matière à dire à propos des américains mais si on veut profiter de son séjour on le fait plus et mieux en prenant tout tel quel. Il sera temps une fois rentré de critiquer.


J’en entends crier du fond de l’écran « les courses ! les courses ! les courses ! ». OK, let's go!

Le Supercross

Je sais que plb n’est pas un forum de cross mais bon c’est Daytona et çà fait partie de la Bike Week même si pour nous, pitlaneurs, c’est avant tout les 200 Miles.

Vendredi, premier jour sur le Speedway.

J’arrive sur le circuit vers 11heures, je prends mes billets, je pénètre par le tunnel du Turn 1 dans l’infield. Il y a personne ou presque. Les premiers RV (camping cars à l’américaine) de spectateurs me font cortège, ma Hyundai de location (tout se perd, même les voitures made in USA) fait toute petite. Je me pose au plus près de ce que je pense être le centre névralgique du circuit. Je demande à un cop (flic) posé sur sa grosse Harley béquillée et buvant un Coke si je suis là où je pense, le temps de comprendre son accent et j’ai tout bon ! Je m’apercevrais qu’en fonction de la taille de la foule la police se fait assez présente, peu discrète mais pas agressive non plus. Il y a la Police, le Sheriff, ses adjoints et les agents de sécurité du circuit . On sait qu’on est surveillé mais çà ne pèse pas. L’effet américain ou la volonté de ne pas penser français ?!


Les bulldozers finissent de façonner la piste de Supercross qui est située sur la pelouse située au niveau de la ligne d’arrivée de l’anneau et le mur des stands utilisés par la NASCAR et autres voitures d’endurance tout comme les motos de vitesse pour ravitailler lors des 200 Miles. Pas de stand en durs en bord de piste ici, chaque équipe monte son canopy en bordure de ce mur. Autre mœurs là aussi. Mon billet ne me donne pas accès aux stands Supercross qui sont dans une zone un peu en retrait de ce fameux mur, ceux là sont en durs et certains sont vitrés sur l’arrière ce qui permet aux spectateurs d’y voir le travail des équipes à toute heure. On ne les appelle pas des pits mais des garages. Idée à reprendre en Europe car vraiment simple à mettre en ouevre. Néanmoins la pitlane existe, c’est celle qui est le long des canopies montés à un mètre du mur de bord de piste.




Mais moi, je veux aller dans les stands, je ne suis pas venu ici pour ne pas vivre cela de l’intérieur. J’essaie de demander un pass (credantial) à un type à travers le grillage en lui disant que je lui rends une fois rentré mais il me fait comprendre que çà ne se fait pas. Oups, je ravale mes réflexes d’européen. Mais sympa, il me dit où sont situés les officiels AMA (la Fédération américaine) et que je peux leur demander. Je reprends ma voiture car c’est à près de 2 km et on peu circuler en voiture dans l’infield. Là je parlemente avec une femme de l’AMA et lui explique en mentant pas honteusement du tout que je suis un team manager européen d’un team amateur (ce mot est magique aux USA comme celui de pro mais d’une autre magie) et que je suis venu de France pour voir les teams US. Elle me demande si je suis venu seul ou en groupe : je suis seul. Elle me dit que puisque je sais le comportement à avoir dans cette zone, elle me donne un pass d’officiel AMA !!! Je suis autant étonné qu’aux anges !


Je retourne d’où je viens et je pénètre dans la voie des stands du Supercross en montrant mon credantial à l’officiel AMA qui gère l’entrée des stands Je fais çà d’un air entendu et complice, je biche ! Les équipes finissent de s’installer, les mécaniciens apportent les motos au contrôle technique qu’un pilote de Promosport aimerait passer tant c’est une formalité puis au contrôle sonomètre qui ne donne aucune matière à contestation bien que les motos sont sans compte-tours : le scrutineer (commissaire)  donne un coup de gaz et lit la mesure. C’est OK ! A l’odeur, je comprends que les motos ne tournent pas à l’essence de la pompe. Cà sent l’essence bien oxygénée. Plus tard, je verrais les mécaniciens aller remplir les bidons au camion Sunoco qui fournit l’essence homologuée. Ce n’est pas le premier Supercross du championnat AMA et tout est déjà prêt. Il ne se passe pas grand-chose.


Je ressors des stands par l’arrière et me trouve à 10m de la partie « routière » de la piste de vitesse qu’emprunteront les SSP et SBK dans 6 jours La barrière est ouverte, j’entre sur la piste et voit un autre type qui pose des piquets sur l’herbe à l’intérieur du virage. Je lui demande si je peux entrer, je lui dis que j’aimerais marcher sur la piste car je suis coureur en Europe et que je découvre. Culot et bluff mélangés. Il me dit OK et que de toute façon demain ce sera pris d’assaut car ce sera un parking pour les voitures des spectateurs du Supercross. Je suis surpris mais je verrai effectivement que la piste de vitesse et ses dégagements sert de parking pour un événement autre que la vitesse elle-même. Rien ne se perd, tout est utilisé pour faciliter la vie du spectateur. C’est d’ailleurs une constante ici, le roi est le spectateur pas le pilote. C’est du moins l’impression que j’en ai à ce moment de mon séjour.

Je déambule sur la piste de vitesse. Le bitume est pas très bon, bosselé, non homogène. Certains dégagements sont un peu justes mais font plus grands que sur un écran. C’est conforme à ce que je savais et avais vu à la télévision mais à la réflexion je me dis que Le Vigeant ou Albi sont plus dangereux, sauf que la plus grande course du continent américain ne se coure pas sur un « petit » circuit. Sans doute mon œil européen chanceux car connaissant des grands circuits comme Barcelone ou Mugello est-il déformé. Je suis ravi de ma promenade et en revenant aux stands j’entends une moto de Supercross sur la piste puis immédiatement les commentaires en direct du pilote qui essaie la piste juste après le dernier coup de bulldozer. Très sympa cette dirffusion des ommentaires à chaud par tous les hauts-parleurs du circuit. Je peux dire que tout le monde écoute car le tracé est nouveau chaque année et ses premiers commentaires sont attendus. Je crois avoir reconnu, je ne suis pas un spécialiste du Supercross (je n’en ai jamais vu), Ricky Carmichael jeune idole retraitée du Cross et Supercross. J’apprendrai plus tard qu’il a dessiné le tracé cette année. Ce devait être lui.
Je refais un tour des stands et rentre à l’hôtel. Je suis fatigué.


Samedi.


Il fait très beau. je suis sur le circuit à 9 heures, les essais commencent à 11 heures. L’effervescence dans les stands est bien visible aujourd’hui. Il reste quelques motos à passer aux contrôles car cette course est ouverte aux pros et aux semi-pros, des pilotes qui aimeraient se qualifier pour les courses et ce sont eux surtout qui sont arrivés tard le vendredi.


Vers 10 heures, les pilotes ont 40 minutes pour découvrir la piste à pied. Il ne connaissent que le dessin sur papier et cette reconnaissance pédestre est très importante. Muni de mon credantial officiel AMA (je re-biche !), je me glisse parmi eux. Je suis d’abord impressionné par la hauteur des obstacles (des woops, des bosses, des tables, des bosses très pointues) et surtout par le peu de distance qui les séparent. Je comprends mieux les « doubles » et les « triples », ces sauts hyper spectaculaires que j’ai vus devant mon écran de télé. J’observe les pilotes et les écoute. Certains sont seuls avec leur mécanicien ou manager comme un (le ?) japonais par exemple. Beaucoup sont par groupe de 3 ou 4. Ils testent du pied la consistance de la terre. J’en ai même vu un en prendre dans la main et l’égrainer entre ses doigts come le ferait un paysan. Je m’amuse de ce rapport commun à la terre. Je découvre qu’il y a 3 sortes de terre selon les parties de la piste. Une terre noire assez dure, une plus claire plus soft et du sable. Le sable est utilisé pour la ligne droite du départ. Je comprends que la notion de trajectoire n’est pas la même qu’en vitesse, les pilotes font d’abord attention à comment passer les obstacles : « là le tripe est tentable », « là il vaut mieux ne pas faire un double pour ne pas perdre de vitesse en restant trop longtemps en l’air »… Bien entendu, ils sont attentifs à la trajectoire mais d’une part ils étudient souvent la courte (tout à la corde) et la longue (tout à l’extérieur surtout si l’extrême extérieur est relevé) et d’autre part, je le comprendrai plus tard, la piste se dégrade vite et ils doivent composer avec les ornières et la consistance du sol qui change au fil de la journée. Tout cela est sans doute évident pour les pitlaneurs qui font du tout-terrain.


Les essais commencent. Il y a deux catégories : 250 et 450 (la terminologie Mn européenne n’est pas utilisée ici). Que des 4 temps, sauf une 125 2 temps en 250. Chaque pilote a 2x8 minutes d’essais libres et 2x10 minutes d’essais qualificatifs. C’est peu sachant qu’ils n’ont jamais roulé dessus. On est loin des us et coutumes de la vitesse. On voit tout de suite ceux qui vont vite et les autres. Euh, ils vont tous vite, entendons nous bien, mais les tous meilleurs sont dès le premier tour déjà vite. J’ai pu vérifier par la suite que les numéros que j’avis vu aller très vite au début allaient très vite en finale. Je ne sais pas comment ils font pour apprendre la piste si vite. C’est un métier !


Les essais s’enchainent, je les suis de la tribune de bord de piste réservée aux équipes. Il y a une autre tribune juste à côté réservée aux équipes amateurs qui ont des courses le lendemain sur la même piste. Je trouve très bien cette attention pour eux.

J’observe et essaie de comprendre le pilotage. Je découvre en vrai le jeu de l’accélérateur et du frein arrière pour les sauts. C’est impressionnant comment la moto réagit vite en l’air à une accélération « dans le vide » ou un blocage de frein arrière. Je ne pensais pas cela aussi réactif. J’observe que les meilleurs sont très « smooth », comme en vitesse il est difficile de distinguer les phases de leur pilotage tant il y a comme une continuité de la gestuelle et de la trajectoire de la moto. A côté de moi, se trouvent un couple assez agé tout excité quand un pilote est sur la piste, il l’encourage comme si il pouvait les entendre. Je discute avec eux, ce sont les grands parents d’un pilote qui espère se qualifier pour la main event. Ils viennent de Caroline du Nord et me racontent leur vie e, bon américains.


Une chose aussi très américaine se passe après que l’équipe médicale soit intervenue après une grosse chute : le public applaudit fort. Je n’ai jamais su s’ils applaudissaient le pilote qui va s’en remettre ou l’équipe de secours.


Avant les courses, on ne peut oublier encore qu’on est aux USA avec la bénédiction de l’événement par un pasteur local (il y avait déjà eu un Chapel Service pour les coureurs à midi) puis l’hymne américain chanté acapela et écouté par tout le public debout, couvre-chef ôté et main droite sur le cœur. On est loin du Stade de France et de la Marseillaise sifflée.




Le public a accès aux stands de 12h à 17h30. Il y a foule, les posters à la dédicace personnalisée et les goodies sont distribués en nombre. Tout membre d’une équipe, de l’arpet au team manager en passant par le mécanicien et le pilote est disponible et souriant pour le spectateur. D’ailleurs, on ne l’appelle pas spectateur mais on dit fan !
Je connais quelques bourrus membres de teams français de tout niveau qui pourraient en prendre de la graine. D’ailleurs, je me suis toujours demandé pourquoi il y avait une telle concentration de bourrus (je reste poli) dans le milieu moto en France. Cela doit faire sérieux de l’être, un peu comme une marque de fabrique qui donnerait de la valeur à un savoir supposé. Je ferme la parenthèse.


Arrivent les courses pour les 40 qualifiés dans chaque catégorie. C’est un système de courses qualificatives. Les 4 premiers de chaque première qualif vont directement en "main event" (la finale), les autres refont une qualif dont les 12 premiers vont en main event, les restants vont en repêchage dont 4 vont en main event. Ces courses qualifs se déroulent sur 4 ou 6 tours mais le main event sur 18 en 250 et 20 en 450. Le départ est primordial pour les qualifs très courtes.


Je me positionne sur la banking qui sert de Track Side (le billet à $15), il est bondé mais c’est une bonne place pour voir le spectacle. Oui, j’ai trouvé que c’était un spectacle, j’avais peu l’impression d’être à une compétition de moto. Tout est fait pour le show depuis l’enchaînement des courses à un rythme élevé jusqu’au speaker au souffle costaud en passant par la présentation des top pilotes où on tire un mini feu d’artifice pour chacun d’eux à sa couleur. Orange pour un pilote KTM, rouge pour un pilote Honda, Vert pour un kawa, etc…


En 250, il y a eu peu de bagarre devant mais beaucoup derrière. Je n’ai pas vu en finale le français Marvin Musquin pourtant sur la liste des engagés et vainqueur en 2013.


En 450, LE favori, Villopoto, a gagné en s’échappant dès le départ. Seul l’allemand Roczen, un des rares non américains, a réussi a maintenir un écart pas trop grand sur lui après avoir bataillé ferme jusqu’à la mi-course car il n’était parti que 5ème.
C’est fini, le show s’éteint et la foule quitte le circuit dans l’ordre et sans heurts bien que presque tout le monde soit garé dans l’infield.
J’ai oublié de dire que les tribunes étaient pleines. Le Supercross est LA discipline de la Bike Week. Signe des temps.






Le Flat Track.

Dimanche.

Je retourne au Speedway car il y du Supercross amateur et du Flat Track amateur aussi.


Ayant vu le Supercross pro la veille, je ne m’y attarde pas trop juste le temps de voir que les concurrents ont de 8 à 40 ans. Les meilleurs vont vite aussi !
Le Flat Track est plus proche de la vitesse que le Supercross. D’ailleurs le titre de Number One US se jouait sur un championnat sur un championat mixte Flat Track/vitesse jusque dans les fin 70’s avec un prédominance du FT.


En deux mots, le FT se court sur des motos sans frein avant (il y aussi une classe sans frein du tout, les brakeless) sur des ovales en terre très dure mais poussiéreuse de ¼ (quarter mile), ½ (half mile) ou d’1 mile. Elles tournent dans le sens contrahoraire (counter-clockwise). Il y a aussi une piste dite TT qui comporte un virage à droite et un saut (pas très haut).


La piste de FT de Daytona est une quarter mile. Il y a ce jour là un championnat interstate. Les catégories sont innombrables car elles mélangent les cylindrées (de 50 pour les kids à 650 pour les anciennes), les motos modernes et les anciennes et les niveaux de pilotage. Les courses vont de 4 à 6 tours et cela n’arrête pas. Il faut traverser le paddock pour aller à la piste donc pas besoin de chercher un moyen d’obtenir un credantial ! On est loin du Sueprcross même amateur. Pas de gros camions, des canopys de 3x3 pour se protéger du soleil et basta. Pas de public non plus, il regarde le Supercross amateur. Sigen des temps encore car il y a 40 ans la discipline reine était le FT. Je peux discuter avec les pilotes sans peine comme on le ferait avec tout pilote de Promo à Carole. Un newyokais m’explique qu’il y 5 jours de FT consécutifs pour les amateurs dans un rayon de 250 km entre celui de Savannnah, celui de Daytona et celui de Volusia. C’est pourquoi je vois des plaques minéralogiques de partout y compris du Canada. Il me conseille d’aller le lendemain au Volusia Speedway car c’est half mile avec plus de motos, plus de catégories (les 750 ne courent pas en quarter mile) et quelques « petits » pros qui participeront au  FT pro de Daytona jeudi et vendredi.


J’observe le pilotage mais je ne comprends pas bien. D’accord les pilotes mettent la moto en dérive un peu avant le courbe puis essaie d’entretenir la dérive mais comment ?


Lundi.

J’ai suivi le conseil du Newyorkais et je vais au Volusia Speedway qui se trouve à Barberville (Volusia est le nom du County). Il est à 40 km de Daytona et la route fait penser aux Landes françaises avec ses forêts de pins et ses lignes droites. J’arrive et immédiatement je me dis que je vais voir Fonzie de la série Happy Days (les jeunes, demandez à vos pères, ils connaissent sans doute). Une piste de terre battue noire au mileu de nulle part entourée de grillage ancien, des tribunes en bordure de piste faites d’un métal peut-être recyclé des canons de la guerre de Sécession, un édicule blanc et rouge qui fait penser à certaines bâtisses traditionnelles du pays basque, un vendeur de goodies venu avec sa remorque un peu rouillée et une petite buvette à la peinture récente mais dont ce doit être la 12ème couche. Un speaker à l’accent prononcé qui me rend sa compréhension difficile en début de journée. Pas de parking proprement dit mais les deux cents spectateurs présents ont posé leurs voitures ou motos bien en ligne. Blousons posés sur la selle ou le réservoir. Quelques uns ont mis leur pickup cul contre le grillage de bord de piste, montés les sièges dans la benne, mis le parasol et regardent les courses. Tout le charme de la désuétude pour l’aspect général et les restes du glorieux american way of life.







Comme la veille, les catégories sont nombreuses. Il ya eu 33 finales différentes. Tout le monde prend plusieurs départs. La vitesse est bien plus rapide que la veille en quarter mile, la moyenne est souvent proche de 150 km/h sur des motos sans frein arrière.





Le public est d’une moyenne d’âge certaine, je faisais jeune, c’est dire. Beaucoup de couples. Pourtant, il y avait beaucoup de jeunes pilotes, le plus jeune avait 5 ans. Mais les jeunes sont là car papa et parfois maman est là pour courir. Le FT se pratique en famille, encore plus que les autres disciplines. Il faut dire que c’est la discipline moto qui coûte le moins cher ici. On peut courir sur des motos de cross de quelques années qui sont flattrackisées (suspensiosn abaissées et durcies à la course réduite) ou sur des vieilles motos de FT qui ne valent plus rien ici. Dire qu’elles se vendraient à prix d’or en France…


A noter qu’il y avait Dave Aldana (ex vedette des 200 Miles pour les européens) qui courait en ancienne sur une Bultaco 250 et une moto à moteur de mono Honda. Il  a cassé en finale avec sa Bultaco (finale de 4 Bultaco dont celle d’Aldana qui a cassé et une autre qui a serré) et a gagné son autre finale sur la Honda. Il porte toujours une combinaison au squelette dessiné grandeur nature.


Les stands étant au centre de la piste qu’il faut traverser pour y accéder, je n’ai pu y accéder qu’après les courses. Alors que je regardais de près une Harley XR de FT, le pilote vient me voir et me demande si je veux un poster dédicacé. Je dis oui pour engager la conversation (c’est la première fois que je prends un autographe de ma vie, ce n’est pas on truc d’ordinaire. Ce qu'il en faut pas faire quand on aime...). Je le félicite pour sa victoire, on parle un peu. Il est semi-pro et courra THE FT à Daytona jeudi et vendredi sur une 450 de cross FTisée (les 750 ne font pas de quarter mile). On échange sur le pilotage, enfin je lui pose des questions sur le pilotage et il me répond longuement. Il m’apprend que l’important au départ outre de bien partir ( !) est de pouvoir se mettre sur le bon rapport avant le milieu du premier virage pour ne plus le quitter jusqu’à la fin de la course. 4ème sur la 750 XR et 5ème sur la 450 (4ème en quarter mile). Il déclenche la glisse en coupant les gaz brutalement et en freinant du frein arrière tout en amorçant un contre-braquage qui se fera tout seul par la suite mais qu’il fallait relâcher le frein avant de remettre les gaz. Je suis surpris du type d’allumage sur la XR car çà ressemble à une magnéto etle  lui dis, il me demande si j’aime ces motos, je lui dis que c’est la première fois que j'en vois mais que j’aime la technique. Il me dit de venir dans son camion, et là je vois deux autres XR ! Il m’explique qu’il en a une pour le mile et deux pour le half mile. Il m’annonce une valuer de $40 000 pour chacune, une puissance de 92 cv pour celles du half et 96 pour celle du mile, je comprends que c’est en sortie de boîte mas je n’en suis pas sûr car son accent terrible était difficile pour moi. Il a 5 motos : 3 XR et 2 450. J’apprends que son sponsor principal est sa famille et lui-même qui possèdent plusieurs fermes et qu’il a sa propre piste de FT. Il me dit de passer le voir à Daytona lors du FT. Je vais essayer de le suivre.


J’ai adoré cette journée de Flat Track un peu roots. Je me dis que j’essaierais bien, je me suis renseigné sur les modalités de participation au cas où j’aurais des vieux jours actifs. Cette discipline est assez proche de la vitesse oldies dans l’esprit du moins au niveau amateur.


La vitesse SSP et SBK.

Mercredi.

Les équipes du championnat AMA de vitesse s’installent sur le Daytona Speedway. Je vais voir à 16h30 comment cela se passe et tenter de rééditer mon coup du Supercross pour avoir le credantial magique.


Je ne trouve pas le bureau AMA, celui du Supercross a disparu. Je me dirige vers les garages, à travers le grillage je vois qu’il y a force activité en tout sens car si les grosses équipes sont déjà installées les autres sont en plein boum. Je baratine le type qui filtre les entrées, il me laisse entrer « only today » car il y a ni essais ni courses.

J’arpente les garages, cela ressemble à tout paddock de vitesse. Sunoco est là pour l’essence imposée (de la 26OGTX Racing Gasoline), Dunlop déjà à l’ouvrage pour le montage des pneus. 2 camions AMA sont là mais personne dedans. Quelques pilotes inaugurent leurs nouvelles combinaisons devant les photographes. Je me dis que je vais aller voir les deux équipes officielles en leur racontant que je cours en Europe sur leur marque et ce serait super chouette de pouvoir être au cœur de l’action dans les stands et la pitlane pour les supporter. Les membres de l’équipe Graves Yamaha ont déjà quitté le circuit. J’avise un mécanicien chez Suzuki Yoshimura, lui raconte mon histoire. Il m’emmène voir son chef, Richie, qui me dit qu’il ne peut me donner un credantial car ils sont nominatifs et qu’une photo est faite par l’AMA mais que je peux aller voir l’AMA et peut-être acheter un « hot pit credantial » qui donne accès partout. Pour çà, il faut avoir une licence AMA (pas forcément de pilote) et que si l’AMA ne veut pas m’en faire une, je peux me dire recommandé par Richie de Graves ! Cà se passe comme çà à Daytona !


Je dois me présenter demain vers 7 heures du matin au bureau de l’AMA SBK qui se trouve à 2km du circuit, pas étonnant que je ne l’ai pas trouvé.


En attendant, je marche dans le paddock réservé. Je vois les derniers contrôles techniques. Pas de surprise, la queue et des contrôles visuels. J’en profite pour prendre quelques feuillets d’information destinés aux teams. J’y apprends que les SBK empruntent la Short Course track (seul les Turns 3 et 4 du banking pour eux) et toutes les autres catégories la Long Course track (80% du tri-oval), de plus la SC est plus sinueuse dans sa parie infield. Sans doute pour un problème de charge des pneus sur le banking. Si c’est le cas il faudra savoir si les 200 miles 2015 qui se feront en SBK à nouveau se feront sur la SC ou la LC.
En ce qui concerne la course des 200 miles, il y un règlement particulier. C’est une course du championnat AMA catégorie GoPro Daytona Sportbike (nouveau nom complet de cette catégorie proche des 600 Supersport qui existe aussi en AMA et à Daytona) mais la seule avec ravitaillement. J’apprends aussi que pour les 200 miles les réservoirs ont une capacité maxi de 19 litres (pour rappel c’est 24 en Endurance mondiale), que les systèmes de type Acerbis ou IMS sont autorisés pour le ravitaillement à condition que le contact système de ravitaillement/réservoir soit scellée (positive and sealing connection) durant le ravitaillement (je ne vois pas exactement ce que ce peut être, je verrai çà sans doute plus tard). Cela veut-il dire que les doubles vannes Zenith sont autorisées ? Idem pour les mono vannes type Staubli ? Les béquilles pneumatiques ou électriques sont interdites. Le garde-boue avant peut permettre la rotation des bas de fourches pour faciliter le changement de roue avant mais si les entretoises de roue peuvent rester à demeure tout dispositif de rampe-guide de la roue est interdit. Les bas de fourche ne peuvent pas être modifiés mais un écrou ou une tulipe-guide peuvent être soudés ou fixésur l’axe de roue avant pour guider la douille de l’outil de déserrage-serrage. Mêmes permissions et interdications pour l’arrière.


La suite plus tard. Les photos aussi désolé, elles ne sont pas sur le bon PC.
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philippe cassan

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MessageSujet: Re: [SORTIES] Daytona 2014 en presque live tout spécialement pour les ptilaneurs   Jeu 13 Mar 2014 - 0:12

Merci pour ce premier billet, j'ai l'impression d'y être.   
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Jarno

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MessageSujet: Re: [SORTIES] Daytona 2014 en presque live tout spécialement pour les ptilaneurs   Jeu 13 Mar 2014 - 0:14

Génial ton reportage, on s'y croirait !
Merci Régis !

  

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hurricane

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MessageSujet: Re: [SORTIES] Daytona 2014 en presque live tout spécialement pour les ptilaneurs   Jeu 13 Mar 2014 - 0:28

    Très joli compte rendu...La suite, la suite...    
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Marc
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MessageSujet: Re: [SORTIES] Daytona 2014 en presque live tout spécialement pour les ptilaneurs   Jeu 13 Mar 2014 - 2:35

Je n'ai lu que le premier paragraphe mais c'est juste extraordinaire de précision et d'intérêt!

      

Vivement ce soir pour la suite et...........      
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Emil'

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MessageSujet: Re: [SORTIES] Daytona 2014 en presque live tout spécialement pour les ptilaneurs   Jeu 13 Mar 2014 - 2:39

 

  

  

  

On attends la suite avec impatience !

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loupio

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MessageSujet: Re: [SORTIES] Daytona 2014 en presque live tout spécialement pour les ptilaneurs   Jeu 13 Mar 2014 - 3:16

magnifique ta façon d'aborder le sujet. Merci pour ce partage enrichissant d'expériences
  

PS : j'espère que tes petits soucis d'entretien relatés au début de ta narration ne sont plus qu'un mauvais souvenir...
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ivan 2

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MessageSujet: Re: [SORTIES] Daytona 2014 en presque live tout spécialement pour les ptilaneurs   Jeu 13 Mar 2014 - 10:38

Super reportage        
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philwood

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MessageSujet: Re: [SORTIES] Daytona 2014 en presque live tout spécialement pour les ptilaneurs   Jeu 13 Mar 2014 - 11:48

Merci Régis    Très heureux de te lire à nouveau....
      
Bon, la suite maintenant  Very Happy

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Ed

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MessageSujet: Re: [SORTIES] Daytona 2014 en presque live tout spécialement pour les ptilaneurs   Jeu 13 Mar 2014 - 11:54

Super ! Dès qu'il y a des images et que j'ai un peu de temps je reprend la lecture. Merci ROSENOIRE !!!!
   
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pierminator

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MessageSujet: Re: [SORTIES] Daytona 2014 en presque live tout spécialement pour les ptilaneurs   Jeu 13 Mar 2014 - 12:08

Super reportage   J'attends la suite avec impatience  
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herve

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MessageSujet: Re: [SORTIES] Daytona 2014 en presque live tout spécialement pour les ptilaneurs   Jeu 13 Mar 2014 - 13:29

Oui, super bon, on attend la suite avec impatience !
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yves kerlo

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MessageSujet: Re: [SORTIES] Daytona 2014 en presque live tout spécialement pour les ptilaneurs   Jeu 13 Mar 2014 - 13:47

  C'est parfaitement Rosenoiresque!  
Merci, ça m'a rappelé le charter MJ organisé par Bubu en 76, le tunnel pour entrer sur le circuit, Barberville et son ovale...

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Bon Régis, tu te doutes bien qu'on attend la suite et les images qui vont avec...


Dernière édition par yves kerlo le Sam 15 Mar 2014 - 0:37, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: [SORTIES] Daytona 2014 en presque live tout spécialement pour les ptilaneurs   Jeu 13 Mar 2014 - 22:56

Je rentre du circuit, il est minuit passé ici (vitesse diurne et flat track nocturne) et j'y retourne circuit dans 7 heures. Je suis quand même venu pour me reposer et regonfler mes batteries...
J'ai le pass qu'il faut, je vous raconterai tout çà plus tard et avec des photos.

Une info rapide : top speed de la journée réalisée par Beaubier qui ne rate pas son entrée en SBK : 204 mph (327 km/h). Cà commence à envoyer!
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Ed

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MessageSujet: Re: [SORTIES] Daytona 2014 en presque live tout spécialement pour les ptilaneurs   Ven 14 Mar 2014 - 1:31

Savoure, Régis, savoure et profite ! En plus avec cet accès aux stands c'est vraiment top.
Merci de nous faire partager tout ça.    
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PLP

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MessageSujet: Re: [SORTIES] Daytona 2014 en presque live tout spécialement pour les ptilaneurs   Ven 14 Mar 2014 - 17:09

Merci et    
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MessageSujet: Re: [SORTIES] Daytona 2014 en presque live tout spécialement pour les ptilaneurs   Ven 14 Mar 2014 - 21:51

En (quasi) direct de Daytona...





Jeudi

Vitesse SSP & SBK + Flat Track au programme.

On commence par la Vitesse SSP & SBK.

Je suis à 7h15 du matin au bureau de l’AMA situé dans une zone industrielle. 7h15, pffff… dures vacances. Je me demande comment je vais pouvoir obtenir le pass qui me permettrait de vivre ses 200 Miles de l’intérieur.

Tout est prévu : 5 personnes s’occupent de fournir les credantials aux personnels des teams. Je fais la queue, arrive mon tour, j’explique mon cas à une jeune femme qui me dit qu’il n’y a pas de problème si je suis membre de l’AMA car je peux l’acheter pour $125. Je ne suis pas membre de l’AMA, pas de souci elle me fait ma licence AMA sur le champ.La moins chère une licence qui n’est pas celle de commissaire ou pilote mais juste une licence de membre qui donne des accès privilégiés sur les événements AMA et des discounts sur des trucs. Je m’acquitte de $100 pour cette licence puis des 125 pour le credantial.
Je comprends que l’AMA a vendu la promotion du SBK au DMG groupe mais a gardé la main sur les accès pits et piste et tant que le contingent de credantials n’a pas été donné ou vendu aux teams, l’AMA les vend à ses membres. Outre l'aspect business, C'est un principe que les fédérations européennes pourraient adopter. Ce serait sympa. Pour éviter le trop plein, on contingente chaque évéenement, on organise une liste d’attente et on interdit qu’un même licencié ait deux pass dans l’année si la demande est forte.

J’ai le portefeuille plus léger mais le sourire plus large. Pensez, j’ai un « hot pit crew credantial » qui me donne accès à tout et partout. Ce qui m’intéresse est surtout les garages, les pits en bordure de mur, la pit lane qui est de l’autre côté du mur et la tribune réservée aux teams située là où les pilotes quittent l’anneau pour entrer dans l’infield. Il y aussi un « cold pit credantial à $50 qui ne donne pas accès aux wall pits et à la pilane.


A noter que pour ceux qui voudraient ne venir que pour ces 3 jours sur le circuit, ce credantial est un bon plan car il évite l’achat d’un ticket spectateur et permet aussi d’avoir accès aux courses et pits du Flat Track qui a lieu en même temps.
Je fais les 2 km qui me séparent du circuit, je gare ma voiture dans l’infield et j’entre dans la zone garage, le vigile me lance un grand « How’re you doing » ( prononcé comme si c’était un seul son) mon sourire lui suffit pour réponse. Ce sont les mêmes garages que pour le Supercross, je les traverse et arrive aux pits et la pit lane. A l’intérieur du mur, les groupes électrogènes apportés par les teams ronronnent (il n’y a pas d’électricité sur cette zone, étonnant), contre le mur les canopies sont installés bien en ligne à 1m du mur. Comme ils ne peuvent être fixés au sol, certains utilisent de gros sceaux d’eau pour les lester, çà fait amateur mais autorisé tant que les sceaux ne dépassent pas une ligne fatidique. Les gros teams ont déjà installé les servantes, les écrans, les fauteuils, les racks de roues et leurs motos sont sur la pit lane alignées comme à la parade ou vont arriver bientôt poussées par les mécaniciens. Aucun outil ne traîne à terre du côté pit lane du mur, c’est interdit sauf pour les couvertures et les rallonges électriques provenant des groupes électro. Pour me trouver, c’est facile je suis le seul à ne porter aucun marquage de team sur mes vêtements. A cette heure matinale les licenciés AMA ayant fait comme moi sont encore devant leur bol de café, leur céréales ou leurs donuts.


Je ressors et cherche le stand AMA pour avoir les horaires précis. Un officiel me les fournit derrière son PC dans un tout petit local et me dit qu’il va quitter ce local bientôt quand il sera opérationnel et que je viens trop tôt ?! En fait, si j’avais besoin de quelque chose je n’aurais qu’à utiliser le PC et l’imprimante pour imprimer ce que je veux. Je suis interloqué. L’AMA a un petit logiel très bien fait qui permet à tout team possesseur de ce credantial magique d’imprimer les feuilles de temps, les meilleures vitesses de pointes, les chronos de la journée de n’importe quel pilote… On entre dans le local, on clique, on imprime, on sort du local. C’est simple ! Je n’ose imaginer le même service en France…


J’apprendrais un peu plus tard dans la journée que beaucoup d’équipes utilise l’appli IOS ou Androïd disponible pour tous pour avoir la plupart des infos et que ce PC sert plus pour les impressions que la distribution des infos.


Bien qu’essayant d’être le plus discret possible je regarde attentivement les motos, souvent un membre du team de la moto me demande ce qu’il pourrait faire pour moi. Formule de politesse américaine mais plus agréable qu’un regard réprobateur. J’en profite pour engager la conversation. Même les teams officiels Yamaha et Suzuki acceptent de converser. Chez Suzuki, mon new best friend depuis 3 minutes, m’explique le rôle de chacun dans l’équipe. Tout est prêt chez Suzuki Yoshimura, il a du temps. J’apprends que Chris Clark, 3ème pilote du team (pilote payant), dispose des mêmes services que Cardenas et Hayden. Je me permets de poser la question sur les motos et il me dit que ce sont les mêmes. Après les avoir vues toutes les 6 (2 par pilote) en action sur la piste, je pense qu’il disait vrai, la différence, assez faible, en chrono est dans le poignet droit des pilotes. Il doit y en avoir pour les essais hors meetings de course car je pense que Clark en fait moins que Cardenas notamment.









Les essais démarrent. Les SBK ; les Daytona Sport Bikes, les Supersport (proches de nos superstock et non de nos supersport du mondial) et enfin la coupe Harley. J’alterne la pit lane avec des bords de piste et des tribunes. J’essaie de trouver les bons emplacements. Dans tous les cas, on est proche de la piste, un peu comme le garage vert du Mans en encore plus près souvent et pas comme dans les tribunes de Magny Cours. De voir les motos rouler, je réalise que la piste dans l’infield est très étroite par endroit et que si les dégagements me semblent mieux que la veille je suis étonné de voir qu’en plusieurs endroits en cas de tout droit ou longue glissade la moto et le pilote peuvent croiser un autre bout de la piste sans qu’aucun obstacle gêne. Cet aspect fait penser un peu aux circuits anglais d’autant qu’il n’y pas de bacs à graviers, c’est de l’herbe ou du ciment.
Je vois aussi que le scope des niveaux est assez large, il y de 7 à 12 secondes entre le premier et le dernier selon les catégories. La catégorie la moins relevée est la Supersport qui est la catégorie d’accès même si les premiers vont très vite. La limite de qualification est fixée à 108§ piur les SBK et 110% pour les autres. Il y aura des non qualifiés!

Je vais voir la seule BMW engagée en SBK, je roule en S1000RR aussi. Mat Orange est un pilote californien 100% amateur. Il tente le championnat AMA pour voir après 2-3 tentatives en 2013. Il n’est pas à l’aise dans le sinueux me dit-il. On parle S1000RR et pilotage. Il m’explique que le pneu AR Dunlop spécial Daytona dégrade son feeiling. J’apprendrais plus tard que les gros teams font des essais avec ce pneu car il se comporte différemment. En fait Dunlop a apporté les pneus normaux et les pneus Daytona et recommande le second mais ne l’impose tout en prévenant que le normal peut ne pas tenir la course. Mat me dit qu’il est content de son moteur et de son électronique préparés chez Larry Pegram, pilote EBR 2014, qui courait sur S1000RR en 2011 et 12. J’ai pu constater qu’il y a d’assez grandes différences de moteurs dans toutes les catégories hors Harley mais y compris les Supersport ce qui est bizarre car ce sont des presque stock.





Je sympathise avec lui, on compare nos feelings de cette moto les modes de compétition en Europe et aux USA. Il me dit qu’il est parmi les tout bons en courses de Club en Californie et qu’en fait les meilleurs ne vont pas souvent en AMA pour des questions de distances de déplacement et de budget. Et que les courses WERA (une autre fédé) sont aussi très intéressantes et relevées. Je comprends qu’il a une haute opinion de la compétition moto en Europe : les circuits sont plus grands et plus rapides, les teams plus pros, et le niveau de pilotage plus élevé. Chacun fantasme sur l’autre bord de l'Atlantique, c’est amusant. Je lui demande comment sont les courses d’endurance aux USA, il me dit qu’il aimerait en faire qu’elles sont de 12 heures maximum et très bien organisées. En fin d’après-midi on se revoit et en refaisant le monde (la crainte de la guerre à cause des russes, la crise,…) on se dit que ce pourrait être sympa de faire échange : je viens faire une course d’endurance en Californie et il vient courir avec moi en Europe. Je sais que ce genre de propos non pas de comptoir mais de fond de stand ne débouche pas souvent sur grand-chose mais qui sait ? Il ne connait pas rosenoire, Mat ! On verra.


Au gré de mes pérégrinations, j’apprends plein de choses. J’adore çà.


Par exemple, les freinages de la visserie au fil inox ne sont pas obligatoires sauf pour la vis de vidange d’huile et le bouchon de remplissage. Malgré tout je constate que beaucoup freinent la visserie des freins et l’écrou de roue arrière (goupille Beta). Qu’il faut des récupérateurs d’eau et d’essence mais que les protections de carters ne sont pas obligatoires et que peu en ont. Qu’on peut changer les roues d’origine mais seulement par des roues en alu forgé (nouveauté 2014).


En m’attardant dans les garages je distingue 3 catégories de teams : les gros qui sont dans un ou deux grands garages qu’ils habillent à leur couleur du sol au plafond (il y en a une petite dizaine) ; les moyens qui sont dans un garage non habillé ou très peu ;les petits qui sont dans un très grand garage commun, style halle de marché couvert en France, où chacun a un rectangle de 3x5 environ. Reste une dizaine d’équipes dans la zone de garages mais sous canopy perso, par manque de place sans doute dans la halle couverte. Etonnant pour une course de ce standing. Mais tout se passe bien personne ne râle, les prises électriques fonctionnent, il y a des WC et une buvette réservée aux teams, les commissaires AMA en très grand nombre présents dans la zone garage sont très affables et disponibles, le PC et son imprimante fonctionnent aussi.





Les seuls critiques que j’entends sont au sujet de Dunlop qui fournit 100% des pneus aux 4 catégories car, il semble que le pneu spécial Daytona induise beaucoup de mouvement à la moto et que ceux qui ont durci la suspension en vue du banking en sont pour leurs frais. A propos de Dunlop, je n’ai jamais vu autant de préposés Dunlop ou autre. Il y a au moins 20 « Dunlop Marshalls » habillés de noir et jaune qui arpentent la pit lane et les garages pour vérifier les marquages des pneus, demander la pression mise, prendre la température des pneus, donner celle de la piste et conseiller les teams. Malgré cela ce sont les seuls à ne pas contenter beaucoup de pilotes.


Une curiosité est que la zone des garages est fermée de 20h à 6h. S’il faut reconstruire une moto, il faut la sortir de la zone et se débrouiller.




Les essais sont finis, j’ai pu voir les forces en présence.


En SBK, les 4 pilotes officiels Yam et Suz (hors Chris Clark) sont ensemble et que Beaubier met un point d’honneur à battre son coéquipier Hayes dans les dernières minutes. On voit nettement l’émulation entre les pilotes chez Yamaha. Chez Suzuki, les pilotes paraissent plus détendus bien que Cardenas semble peu content mais je ne sais pas pourquoi. Chris Clark a l’air heureux et roule vraiment bien, tout juste derrière ses chefs de file.



Chris Fillmore (à noter qu’il a commencé par le Supermoto comme Chambon) chez KTM est régulier et avec Clark. David Anthony, un priv& sur Suzuki, m’impressionne avec son attaque propre, il est avec Fillmore et Clark. Le rookie espagnol, Bernat Martinez, qui débarque du CEV apprend la piste et ses temps s’améliorent fortement de la séance 1 à 2.

Les EBR sont à la ramasse pour des motos officielles. Larry Pegram (2 podiums à Daytona en 2013 sur une Yam privée) est loin, Cory West un peu moins sans que ce soit terrible non plus.

Stefano Mesa qui arrive dans cette catégorie a un pilotage très osé et pas très propre mais ses temps sont bons. Il semble hyper motivé.

Les autres forment un groupe hétérogène avec des motos pas vraiment équivalentes en moteur. Je vais voir comment est Johnny Rock Page car son nom, tout droit sorti d’un comics, , m’a toujours amusé en lisant les résultats AMA.


Les motos SBK, en dehors des officielles sont en majorité des Suzuki (Yoshimura, très présent aux USA, doit y être pour quelque chose) et des Kawa, une Yamaha, une Ducati, une BMW et une Honda.


J’ai moins regardé ce jour les essais des autres catégories par manque de temps mais j’ai pu voir qu’en Supersport, Corey Alexander dont on avait palé sur plb il y a quelques mois semble très affûté. En dehors de sa moto, son look de grand échalas à la tenue recherchée et son allure d’adolescent attardé en font un garçon « trop propre » pour faire de la moto§ L'habit ne fait pas le moine, parait-il.

En Daytona Sport Bikes, les Triumph sont très rapides sur l’anneau et Jason di Salvo fait face aux jeune Yamahiste Gerloff. L’autre Yamahiste, JD Beach, dont on parle comme un des grands  espoirs US depuis 3 ans ne m’a pas impressionné même si j’aimerais avoir soin coup de guidon, bien sûr. A le voir avoir du mal à s’extraire des paquets un peu plus lents en essais libres, je me dis qu’il est moins à l’aise que Gerloff. A voir.

Quant aux Harley, c’est une coupe de marque promotionnelle et non de promotion. Un mélange de pilotes pros souvent sur le déclin mais encore très rapides et de pilotes plus amateurs. Je n’ai pas beaucoup aimé même si je reconnais qu’elles prennent un angle insoupçonnable quand on les voit à l’arrêt.



J’oubliais de dire que je suis allé voir les motos depuis le grillage extérieur des Turns 1 et 2. C’est unique et très impressionnant. Elles passent à 10 m de soi, très anglées par rapport à soi mais droites par rapport à la piste. Cà donne envie !!!!


Ma journée n’est pas finie, j’ai Flat Track maintenant.


La piste est en contrebas extérieur du Trun 1. Il y une catégorie de moto, les 450 4 temps et deux de pilotes, les Pros et les Experts. Les Experts sont les meilleurs.
Courses qualificatives, repêchages puis finales (main events). 16 pilotes par manche sur une piste de 400 m, çà se bouscule beaucoup et une manche sur 2 a de 1 à 3 drapeaux rouges. Même si le pilotage à ce niveau sur une si petite piste reste spectaculaire et technique, ces drapeaux rouges son vraiment de trop et cela gâche le plaisir.  Néanmoins, et bien qu’il y ait feux d’artifices, hymne solennel et bénédiction on sent bien que le centre de gravité du meeting est la compétition et pas le spectacle.

J’avoue que je suis fatigué et profite pas très bien de ce que je vois. En revanche, le spectateur connait bien la discipline, çà se sent et s’entend.  Mais j’ai aussi trouvé qu’ente le Supercross, la vitesse et le Falt Track, c’est le Falt Tracj qui attire le plus de bikers de la Bike Week. Peut-être l’effet revival soutenu par la mode des caferacers dénudés et un peu roots. Enfin ,roots du bitume de centre ville, de celui qui abrite les échoppes ledisées et vendent les casques Ruby hyper trendy.
NB : je n’ai rien contre, je dis que cela supporte le Flat Track et que c’est plutôt bien en ce sens.









Vendredi.

Vitesse AMA et SBK.



Hier soir, j’ai pensé à Blake Young, ex officiel Suzuki SBK et qu’on voyait déjà prendre la suite de Ben Spies. Je l’ai vu sur les feuilles des engagés mais nulle part sur la paddock. Je veux commencer ma journée à 8 heures, début des activités par cette recherche. Je sais qu’il court en Daytona Sport Bikes, sur une Yam du Team GN Gonzales Racing (?). Je ne vois pas ce team dans les garages individuels, je ne vois pas de grand camion à ces couleurs, je cherche dans le grand garage commun. Sa moto est là mais personne autour. Il dispose des 3x5 comme beaucoup et basta. Sur la piste on ne le remarque pas non plus. Je ne comprends pas.

Il roule enfin, je l’observe. Certes il va très vite mais d’autres vont plus vite que lui dans la catégorie. Il semble rentré dans le rang si j’ose dire. J’ose demandé à mes nouveaux meilleurs amis, pourquoi il est là. Je ne veux pas lvexer ni choquer mes interlocuteurs alors je prends la feuille des temps et leur demande innocemment en leur montrant le nom de Blake Young si c’est bien le pilote qui était officiel Suzuki.J’ai eu deux sons de cloche. Le premier me dit qu’il a pété les plombs, a pris la grosse tête puis est devenu dépressif de ne pas avoir su retenir son guidon officiel. Le second me dit qu’il s’est fait avoir par de fausses promesses et qu’il ne s’en remet pas. La vérité, lui la connait mais  quelle qu'elle soit, je suis un peu triste pour lui. Je le suivais depuis des années via la télé et la presse et je le voyais réussir en mondial. Je repense à Kocinski qui a su renaître de ses cendres et à Gobbert qui lui a continué de partir en vrille dans les volutes de ses cigarettes bizarres. Je ne retourne pas dans la partie où sont ses 3x5 car je ne veux pas le voir autrement que sur sa moto pour ne pas être tenté d’un regard voyeur et scrutateur, ce serait mal sain car compatissant de bas étage.


Les essais qualificatifs confirment le talent naissant de Corey Alexander. A noter qu’il est suivi par Jason Pridmore, pilote en retraite aux USA mais pas ailleurs car certains habitués du Bol ou des 24 Heures du Mans le voit encore à l’oeuvre et plutôt bien.


En Daytona Sport Bikes les Yamaha et les Triumph trustent les premières places. 10 pilotes ne sont pas qualifiés car au-delà de la limite de 110%.


En SBK, Roger Hayden prend la pole aux deux Yamaha alors qu’elle leur semblait promise. Cela a l’air de faire plaisir au paddock mais je peux me tromper. Le team Yoshimura Suzuki semble jouir d’une cote d’amour dans le paddock que n’a pas le team Graves Yamaha.


En assistant à la fin des essais des Harley en bord de piste dans l’infield, la sécurité du circuit me demande avec d’autres d’évacuer et de bouger de 100m. Les essais SBK suivent et il faut changer la configuration des lieux car le tracé change. Je n’avais pas réalisé l’affaire que cela était. Le tracé SBK, plus sinueux, coupe la grande artère longitudinale de l’intérieur de l’anneau qui alimente tout (les parkings, les campings, le paaddock, etc…). Le service technique manœuvre d’immenses barrières sur roues et changent la topographie, les commissaires  de piste déménagent de leurs postes et bougent les cônes qui dessinent les deux tracés différents. L’artère est coupée, les voitures et les motos qui voulaient entrer ou sortir de l’infield doivent attendre 45 minutes environ. Le ballet est rodé.

Je pense que c’est unique pour une course de cette importance ! Cela me fait penser aux courses sur route où on dessine le tracé en fonction des routes disponibles. « Tiens, là je veux un S lent, Paulo, mets 3 cônes là et Gaston n’oublie pas de mettre les barrière pour barrer la départementale ». Pour un peu, je m’attendais à ce que les commissaires ouvrent les barrières pour laisser passer les voitures entre deux groupes de motos comme pour une course cycliste amateur. Au-delà du folklore, je me dis que ce n’est pas stupide du tout et que cela correspond à ce que j’avais vu pour le Supercross : on utilise tout ce qu’on peut utiliser. Cela colle bien à l’état d’esprit américain qui mêle attitude relax et concentration sur l’objectif. C’est autre chose que du pragmatisme qui a une connotation opportunisme. C’est  comme une règle comprise, assimilée et appliquée par presque tous. Je ne sais pas si c’est bien ou mal (du moins je le sais mais plb n’est pas là pour çà) mais c’est comme çà.


Puisqu’on est dans les considérations extra moto, j’ai une anecdote arrivée ce jour. Je suis au bord du mur de la pit lane, une chute oblige au drapeau rouge. Un homme d’un âge certain me demande si j’ai compris ce que disait le speaker pour savoir où était la chute, mon accent lui fait comprendre que je suis français et il me dit merci en français sans accent. « Vous êtes français aussi », « non, je suis canadien mais je suis né au pays basque et mes parents ont émigré aux USA ». Inévitablement on parle, il était prof de français et de philo, il a étudié à la Sorbonne et a vécu à 6 km d’où j’habite. J’ai aussi fait la Sorbonne, étudiée la philo. Cà nous rapproche, il est fou de moto, me montre les photos de ses motos et me présente sa femme et un ami qui est un journaliste-écrivain fou de moto aussi qui importe depuis peu les amortisseurs britanniques Nitron. Ce type écrit un livre sur la nécessité d’être de mauvaise foi pour être pilote… J’ai immédiatement pensé à Bernard Fau dont ce genre de sujet titille au plus haut point. Je crois entendre Bernard dans la bouche de cet américain. Le monde est petit. Fin de la parenthèse.


Cela m’amène quand même à parler de ce que je n’avais pas vu hier, les assistances techniques présentes. Il y a Dynojet qui propose banc et réglage à ses clients. Le règlement supersport favorise les boitiers additionnels et le Power Commander a la cote aux USA, le Bazzaz aussi mais je ne les ai pas vu. Les services casques ne sont pas Shoei, Arai ou Shark comme en Europe mais Nexx et Premier.  On trouve bien sûr le service Ohlins mais aussi en plus important Penske et K Tech. Ohlins ne domine pas autant le marché qu'ci bien qu’il soit très présent. Les amortisseurs Penske sont nombreux et les cartouches K Tech aussi. Sans doute que la forte présence des services courses jouent en leur faveur car je doute qu’un amortisseur x ou y soit meilleur qu’un autre sortis de leurs boîtes.


Enfin, les courses arrivent.



Je me poste dans les pits juste derrière le mur car les départs sont donnés sur la pit lane ! Elle est large et sans déclivité alors qu’en face c’est le banking. Les motos sont à 5 mètres du mur, on est tous collés à ce mur qui fait 70 cm de haut.

Standard européens au placard! Enfin un départ de grande course qu’on peut vraiment voir ET sentir sans avoir ses sens castrés par des grillages dignes d’une cage aux lions chez Pinder ou par des vitres à l’épaisseur des parloirs d’une centrale carcérale ! Je suis heureux comme un môme, pas de nostalgie mais de réalité non filtrée ! Je regarderai les 3 départs de la journée de cette façon, je veux que ma tête et mon corps se souviennent longtemps de ces secondes nues et crues.


Ce sont des lignes de 3 pilotes. Le feu rouge est immense, on n’a pas à le chercher. C’est bien.







La course des Supersport est emportée par Alexander sans surprise et avec domination. La bataille pour le deuxième place me montre l’importance de l’aspiration sur le banking en face des pits.


La coupe Harley gronde au départ, le sol tremble un peu derrière le mur. La course se fait par paquets homogènes. Je profite de cette course pour tester le temps qu’il me faut pour aller à la "tribune des credantials magiques" pour être fin prêt pour le course des SBK.


Elle arrive, cette course. Josh Hayes est raide et tendu, çà se voit. J’ai l’impression qu’il n’est pas à la fête, il bouge par saccades et son corps sec et long renforce cette impression de raideur. Beaubier parait plus relax, il parle à ses accompagnateurs. Hayden fixe son rgard devant lui mais écoute ce que lui disent son amie et son mécanicien mais il est économe de ces gestes, il sait que l’effort est pour bientôt. Je me fais leur film en me faisant le mien, cela renforce mes sensations. Je suis aussi prêt qu’eux. Le responsable de piste se retire, les motos partent pour un tour de chauffe, Hayes part comme un boulet de canon, Beaubier sans monter les tours et Hayden semble être pressé pour aller chercher son pain mais sans plus. Derrière, les motos suivent les trois premières dans l’infield, le presque silence est revenu. Les mécaniciens  sont tendus, et se parlent en s’invectivant nerveusement, je ne comprends pas la moitié de ce qu’ils disent tant ils ne parlent pas pour communiquer mais pour se mettre encore plus en condition ou évacuer un peu de tension. L’intensité du moment est partout. Je ne sens plus mon coup de soleil, je suis dans l'attente du boufdonnement des motos en écho sur la banking opposé, ils vont être là dans 20 secondes. Je les vois, Les 22 pilotes arrivent groupés, ils se mettent vite en place.


Le feu capte toute l’attention de tous. J’ai Hayden dans ma ligne de mire vers ce feu rouge, je quitte des yeux ce feu rouge, je ne veux rein manquer des gestes des pilotes et des motos. Les assistances électroniques de départ font rupter les moteurs des motos, le bruit profond des moteurs crossplane des trois Yamaha officielles dominent les autres. Je suis à leur place, je relâche l’embrayage, elles partent. Le groupe s'engouffre dans l’infield, je ne les vois plus mais je les devine. Là elles sont au premier freinage et le bruit disparait. On se regarde, se sourit, les mécaniciens sont crispés et quelques uns reprennent leurs invectives.

Vite tout le monde se tait, l’excellent speaker maintient tout le monde en arrêt « Hayes is leading. Hayden and beaubier are side by side. Side by side in the Turn 4. Side by side!!!”? On revoit les motos qui s’approchent à plus de 300 mm/h, plus personne n’ecoute le speaker dans les pits, chacun cherche “sa” moto, moi je suis chanceux, ce sont toutes les miennes, je les cherche toutes. Hayes à 20 mètres d’avance, mon ami californien parti denrier sur la grille a gagné une place. Ils sont tous passés.

Ouf.. je peux souffler en courant un peu pour aller sur le tribune des teams en fin de banking. J’accélère moi ausis, je ne veux pas rater le deuxième passage. Hayes arrive avec 30 mètres de trou, Beaubier, Hayden et Cardenas ne font qu’un. Beaucbier est incisif dans le gros freinage « en biais » pour rentrer sur le deuxième rapport dans l’infield. Je le sens très,, très fort à cet endroit. Tour après tour, Hayes se fait rattraper. Cardenas semble peiner il a perdu 5 mètres, c’est 6 centièmes de secondes à cette vitesse . Enorme ! Ils reviennent encore, ils ne sont que trois, ils grossissent en s’approchant de moi, Cardenas n’est plus là. Le speaker avait annoncé quelque chose, c’était çà ! Les pilotes passent un par un, mon pilote californien préféré ne passe plus. Sa BMW aurait elle cassée? J’écoute attentivement le speacker, il confirme, le 24 rentre au stand. J’ai un petit moment de relâchement, j’oublie 2 secondes Hayes et les autres . 2 secondes plus 170 mètres sur le banking ! je réécoute le speaker, ils les annoncent ‘ Hayes and Beaubeir are side by side ; Side by side ! ». Beaubeir tente les freins sur Hayes par l’extérieur, Hayes garde sa ligne, ne lâche rien, Beaubier s’écarte, fait un quart de goutte d ‘eau et se retrouve derrière Hayden qui parait presque discret depuis le début, l’attention est sur les deux Yam boys

Encore 5-6 tours comme çà, Beaubier passe mais Hayes repasse tout de suite, Hayden observe assis dans son fauteuil presque supersonique. Avant dernier ou dernier tour, je ne sais plus, le temps est distendu depuis 30 minutes. On les revoit au loin, ils grossissent, Le noir des Monster Yam domine, le blanc de Hayden est presque entièrement caché. On sent qu'il va se passer quleque chose. Beaubier est derrière Hayes, il retente son freinage extérieur, Hayes est solide comme un roc dans sa tête, rien ne peut le faire fléchir sa ligne, il la tient, mais Beaubier arrive à sa hauteur, Hayes se laisse à peine glisser de sa ligne. 50 cm qui font qu’il est le plus fort, lui le sait, moi je le vois. Beaubier doit relâcher sa pression sur son levier de frein. 200 grammes. C'est rien,c'est tout. Il a perdu. Il fait une goutte d’eau qui a le goût du champagne pour Hayes. Tiens, Hayden a soif aussi, il en veut aussi, il a failli attaquer Hayes à la sortie du premier gauche. Le speaker s’égosille. « side by side, side by side, side by side ». On a tous le cou tendu en avant, on veut les voir. Ils arrivent. Hayden et Hayes sont cote à cote, j’écarte les yeux pour m’aider à mieux voir qui va recevoir l’hommage du flagman le premier. Ils sont à 320 km/h, je les vois au ralenti, Hayes est devant ! Il est le plus fort.

Aujourd’hui, il est le plus fort. Il fait enfin un geste de contentement en entrant doucement dans l’infield.

Je quitte la tribune, je retourne dans les pits, en marchant cette fois. Je suis encore plus fatigué que ces derniers jours mais putain que c’est bon !


Les journalistes diront que c’est l’expérience qui a battu la fougue de la jeunesse cet après-midi. Je dis que c’est l’orgueil, cet orgueil qui donne de la noblesse et du style à leur mauvaise foi.


Je suis trop fatigué, je ne vais pas assister au Flat Track qui commence dans 2h30. Et puis demain, çà recommence à 8 heures je crois, je dois travailler mon aspi sur le banking cette nuit.


Mais avant, je veux rester dans le Speedway, ne pas couper ces sensations d’un coup. Je vais chercher mon sac dans la voiture, Je vais dans la fan zone pour acheter une bouteille d’eau, je m’installe à une table dans la fan zone à l’ombre. Je sors mon PC et je vais écrire aux pit laneurs à chaud, çà va me détendre.

Je n’ai pas de wifi. J’ouvre un Word, je ferai un copier-coller ce soir dans pit-lane.biz.


NB : je ne sais pas pourquoi, mon PC refuse de mettre les photos sur plb. Je les envoie par email à Christian Philwood et Yves Kerlo pour qu'ils les mettent si ils ont le temps. Mes photos sont pas terribles, comme je le disais, je n'en fais jamais, Désolé.
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Jarno

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MessageSujet: Re: [SORTIES] Daytona 2014 en presque live tout spécialement pour les ptilaneurs   Ven 14 Mar 2014 - 22:21

Reportage Fa-bu-leux !
  

Merci Régis d'être nos yeux et nos oreilles à Daytona.
Je retourne lire ton texte une deuxième fois   
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zeze



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MessageSujet: SORTIES] Daytona 2014 en presque live tout spécialement pour les ptilaneurs   Ven 14 Mar 2014 - 23:28

Tres grand merci de nous faire si bien partager ta passion et ton émotion qui deviennent un peux les notre......petit bonheur d'un matin de printemps.Amitiees.Zeze
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philippe cassan

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MessageSujet: Re: [SORTIES] Daytona 2014 en presque live tout spécialement pour les ptilaneurs   Sam 15 Mar 2014 - 0:30

Du petit lait à l'heure du café !!! Merci cousin d'Amérique.   
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mickey

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MessageSujet: Re: [SORTIES] Daytona 2014 en presque live tout spécialement pour les ptilaneurs   Sam 15 Mar 2014 - 3:19

Un grand merci de prendre le temps de nous raconter ton périple , je suis fan   

 

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herve

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MessageSujet: Re: [SORTIES] Daytona 2014 en presque live tout spécialement pour les ptilaneurs   Sam 15 Mar 2014 - 3:59

Ah j'ai hate de voir ces courses à la télé, j'ai ton commentaire, m'en fous pour une fois de connaitre le résultat avant, je vivrai mieux l'ambiance, merci !
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Marc
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MessageSujet: Re: [SORTIES] Daytona 2014 en presque live tout spécialement pour les ptilaneurs   Sam 15 Mar 2014 - 4:57

Et maintenant, les photos qui arrivent pour illustrer (mises en ligne via l'intermédiaire d'Yves).

      

Merci à vous deux de nous faire vivre cela!
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philwood

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MessageSujet: Re: [SORTIES] Daytona 2014 en presque live tout spécialement pour les ptilaneurs   Sam 15 Mar 2014 - 5:39

Merci Régis pour ces pages très vivantes de Daytona    
    
Et merci à Yves d'avoir inséré les photos   
 

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(hristian Bouchet
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lucien



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MessageSujet: Re: [SORTIES] Daytona 2014 en presque live tout spécialement pour les ptilaneurs   Sam 15 Mar 2014 - 6:38

mieux que la presse !!!!!!!!!!!!!!!merçi  
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MessageSujet: Re: [SORTIES] Daytona 2014 en presque live tout spécialement pour les ptilaneurs   

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