AccueilCalendrierGalerieFAQRechercherS'enregistrerConnexionNouveaux messages depuis dernière visite
Rechercher
 
 

Résultats par :
 
Rechercher Recherche avancée
Qui est en ligne ?
Il y a en tout 43 utilisateurs en ligne :: 21 Enregistrés, 0 Invisible et 22 Invités :: 2 Moteurs de recherche

caferace03, cat, Dan42, EDOUARD Jean, François Bulle, Fred29, hoolish, jhonguy, le vieux docteur, lzf62, marco91, mgzr56, missizjolan, otmontfort, Philippe Beziere, pilotesdelegende, pinguinos, rapido13, Team TZ, xav25, XS1100

Le record du nombre d'utilisateurs en ligne est de 187 le Lun 3 Déc 2012 - 6:45
Derniers sujets
» [SORTIES] Les Grandes Heures Automobiles , Linas-Montlhéry 2016
Aujourd'hui à 8:50 par Marc

» [FSBK] Albi 2017
Aujourd'hui à 8:47 par xav25

» [Technique] La JBB-Metiss de A à Z...
Aujourd'hui à 8:43 par Mykeul

» [Oldies] Parlons Benelli !
Aujourd'hui à 8:42 par philwood

» Salon Auto Moto Retro à Rouen
Aujourd'hui à 8:42 par cat

» [GP] GP d'Aragon les 22 - 23 et 24 Sept 2017    
Aujourd'hui à 8:41 par Marc

» restauration de mon side-car des années 1974/1975 (chassis court)
Aujourd'hui à 8:30 par Dan42

» Championnat de France des rallyes routiers catégorie anciennes
Aujourd'hui à 7:18 par bartau

» [Oldies] Jarno Saarinen, la star qui a révolutionné le pilotage... (Part 3)
Aujourd'hui à 5:15 par JH42

» [Road racing] IRRC Frohburg 2017
Aujourd'hui à 5:02 par mickey

» CR FSBK Felix Peron- Supersport Albi
Aujourd'hui à 2:23 par cat

» Trophées Jumeaux 2017
Aujourd'hui à 1:29 par bubu

» [SuperMoto] Un Français champion du Monde!
Aujourd'hui à 0:47 par EDOUARD Jean

» [WSBK]Magny Cours 2017
Hier à 16:25 par t2

» TROPHÉE KLASS 250GP 2017
Hier à 12:21 par yves kerlo

» Les Ducati mono 250 et 350 SC et leurs dérivées SCD
Hier à 10:03 par Ala Zorro

» [Road racing] Frohburger Classic Grand Prix 2017
Hier à 9:24 par EDOUARD Jean

» Carbon Fiber Frame 80 gp
Hier à 3:20 par ktuningteam

» [Oldies] 50cc de vitesse : Toute leur histoire ! (partie 2)
Sam 23 Sep 2017 - 15:00 par Fügner

» [EWC] Bol d'Or 2017
Sam 23 Sep 2017 - 7:15 par Alain Gwada

» [GP] Eurosport: du changement!
Sam 23 Sep 2017 - 2:56 par Pierre"PhilRead"

» Photo de Duhamel et Saarinen - Imola 1973
Ven 22 Sep 2017 - 18:38 par Filipão

» [Oldies] Malheureusement, ils sont partis...
Ven 22 Sep 2017 - 13:17 par philwood

» [Oldies] Des livres sur la course moto
Ven 22 Sep 2017 - 4:03 par Pierre"PhilRead"

» [Road Racing] Steve henshaw Gold Cup oliver's Mount SCarborough
Ven 22 Sep 2017 - 2:26 par jeanmichel.prudon

» Jacky Germain
Ven 22 Sep 2017 - 1:30 par philippe7

» La R50 de Robert
Jeu 21 Sep 2017 - 23:31 par panerai

» [Oldies] Angel Nieto, Mike Hailwood, etc... ( Part 4 )
Jeu 21 Sep 2017 - 14:42 par spreyer

» [Oldies] MBA 125
Jeu 21 Sep 2017 - 14:11 par spreyer

» [Oldies] Quizz??????
Jeu 21 Sep 2017 - 12:22 par philwood

La réclame...

Mots-clés
metiss Puissance chimay Mans jarno 1973 classic geco triumph side 2017 2013 hockenheim bourg bresse yamaha jumeaux ducati Frein france ROAD Aragon coupe RACING zarco icgp
Meilleurs posteurs
Marc
 
philwood
 
mickey
 
Jarno
 
Pierre"PhilRead"
 
Fügner
 
yves kerlo
 
EDOUARD Jean
 
janpol84
 
bubu
 

Partagez | 
 

 [Interview] Jeremy Burgess (2/3)

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Aller en bas 
AuteurMessage
Marc
Admin
avatar

Nombre de messages : 27372
Age : 59
Localisation : Villiers sur Marne (94)
Date d'inscription : 27/05/2008

MessageSujet: [Interview] Jeremy Burgess (2/3)   Mer 20 Nov 2013 - 2:49

 

Jeremy Burgess : "Valentino essaye de faire quelque chose dont il n'est peut-être plus capable"

19/11/2013 21:50  ExclusifGilles Della Posta



Le 10 novembre dernier, les Grand Prix moto ont sacré 3 nouveaux champions du monde. Dans la coulisse, ce jour mettait également fin à une association vieille de 14 ans, entre Valentino Rossi et son chef-mécanicien, Jeremy Burgess. Ensemble, les 2 hommes ont dominé les GP moto dans les années 2000, cumulant 7 titres en catégorie reine. Pourtant, quelques heures avant le début du dernier week-end de la saison, l'Italien a annoncé à son partenaire qu'il s'agirait de leur ultime aventure commune. Face à la presse, l'Australien a fait bonne figure. A la veille de sa dernière course aux cotés de Rossi, Jeremy Burgess a partagé un long moment avec nous. Sans se départir de sa dignité, il s'autorise tout de même à lancer quelques piques savamment distillées à son protégé. Nous vous proposons aujourd'hui de découvrir la première des 3 parties de ce moment unique. Dans les lignes qui suivent, Burgess nous dit ce qu'il pense de Valentino Rossi, de sa décision et des chances qu'il lui donne de réussir.

 

GP-Inside : Jeremy, quelques jours se sont écoulés depuis l'annonce de votre séparation avec Valentino Rossi, on imagine que vous avez eu un peu de temps pour penser à cette décision et à ce qu'elle implique pour vous ?

Jeremy Burgess : "Oui, sur le coup, ça a été un vrai choc. Je lis beaucoup de biographies et je savais que cela pouvait arriver même si je ne m'y attendais pas. Je sais que les sportifs de haut niveau, lorsqu'ils approchent de la fin de leur carrière, sont souvent tentés de changer d'entraineur. Un ami, Darren Cahill, avait été recruté par André Agassi pour l'entrainer lors de ses deux dernières années. André voulait poursuivre sa carrière mais le changement d'entraineur n'a pas abouti à ce qu'il espérait. Dans le cas précis de Valentino, il veut, il croit, ou il a besoin d'un gros changement pour tenter de retrouver le statut qui était le sien. Il sait qu'il prend un gros risque mais il a besoin de tenter quelque chose. De ce point de vue, et avec ma connaissance de ce que font les autres sportifs de haut niveau, je comprends ce qu'il essaie de provoquer".

 

GP-Inside : Vous pensez que dans le cas de Valentino, cela peut fonctionner ?



Jeremy Burgess: "Je peux simplement dire que je l'espère, et que c'est sans doute la bonne décision".

 

GP-Inside : Vous l'espérez vraiment ?

Jeremy Burgess: "Oui vraiment. J'ai un respect immense pour Valentino, pour ce qu'il a fait dans le passé, car il a accompli des choses merveilleuses. Mais on sait également qu'il est aujourd'hui beaucoup plus proche du terme de sa carrière que de ses débuts. Comme tous les sportifs qui arrivent à ce stade de leur vie, il ne comprend probablement pas pourquoi ses adversaires sont plus rapides que lui. Lui, il se dit :  "Je suis certain d'en être toujours capable, je peux soulever 60 kg à bout de bras, je peux faire tout ce que je faisais il y a 10 ans, et il y a même des choses que j'arrive à mieux faire". Mais quelque part dans le "processeur Valentino", les informations n'arrivent plus aussi vite. En Australie, on dit que le "gène de préservation" se met en fonction dans le cerveau à partir de la trentaine, c'est là qu'ils deviennent plus vulnérables, et on voit ça chez tous les sportifs".

 

GP-Inside : Et vous n'avez aucun ressentiment sur cette décision ?

Jeremy Burgess : "Absolument aucun. Si cela fonctionne, ce sera parfait. Cela signifiera que c'est ce dont il avait besoin et j'en serai très heureux. Et si cela ne fonctionne pas, cela fera partie des choses qu'il fallait essayer. Quoiqu'il arrive, pour moi, c'est une décision qui est positive car elle apportera des réponses".

 

GP-Inside : Si Valentino remporte le GP du Qatar, en ouverture de la saison 2014, comment le vivrez-vous ?

Jeremy Burgess: "Je serai réellement très content que cela arrive ! J'étais ravi quand il a gagné à Assen cette saison. Mais le principal, c'est d'arriver à être constant sur les 18 épreuves du championnat. Et c'est sans doute précisément dans ce domaine que les sportifs en fin de carrière souffrent le plus. Il sera toujours capable d'associer tous les éléments sur un week-end de course, mais pas forcément sur une saison entière. Et surtout la pression qu'il doit subir maintenant de la part de pilotes comme Lorenzo, Marquez ou Pedrosa est colossale. Ils forment un groupe de 4 pilotes au-dessus du niveau des autres, mais Valentino n'est pas suffisamment proche de la 3ème place à chaque épreuve. Si on regarde ce qu'il s'est passé à Valencia durant la 4ème séance d'essais libres, Valentino a été le plus rapide dans certaines sections du circuit. Ensuite, 15 minutes plus tard, en qualification, les autres ont été capables d'améliorer de 3/10èmes de seconde dans un seul secteur, alors que notre chrono n'a progressé que de 1/1000ème... On sait qu'ils roulent avec les mêmes machines, il n'y a pas de "super-réglage" pour la qualification, ce sont exactement les mêmes motos que 15 minutes plus tôt, donc ils arrivent à aller chercher autre chose. On ne sait pas ce que c'est, mais si on arrivait à le savoir et à le mettre en bouteille, on gagnerait des millions de dollars ! Ils ont ce petit truc en plus..."

 

GP-Inside : Valentino n'était pas chez Yamaha ces deux dernières années, on dit que la M1 est donc faite davantage pour Jorge Lorenzo que pour Rossi, qu'en pensez-vous ?



Jeremy Burgess:
"La moto a beaucoup évolué mais on exploite maintenant le "control tyre" qui ne permet pas à Valentino de freiner de la manière dont il aime le faire. Casey Stoner et Dani Pedrosa n'ont pas du tout apprécié, eux non plus, ce changement. Mais Honda a réussi à adapter leur moto à ce pneu et Jorge Lorenzo s'est lui aussi adapté à son utilisation. On exploite maintenant une base de réglages très proche de la sienne. Sur les 10 dernières séances de qualification, il y a eu des progrès mais on a toujours un léger déficit qui fait que nous partons 4ème sur la grille en général et qu'à l'arrivée, de manière générale également, on termine en 4ème position. La moto est telle qu'elle est, et dans le même stand que nous, il y a  le champion du monde sortant qui exploite cette machine avec ses défauts et ses qualités. Si Valentino avait été un jeune pilote, on l'aurait encouragé à piloter de la même manière que Jorge. Quand nous sommes revenus de chez Ducati, on a beaucoup joué avec les réglages de la moto. Chez Yamaha ils ont essayé de reproduire les caractéristiques de la M1 avec laquelle nous roulions en 2010 et ça a bien marché au Qatar pour le premier GP de la saison. Le problème, c'est que nous n'avons pas vraiment compris pourquoi cela avait aussi bien fonctionné. La moto était également très performante à Assen, mais sur les autres épreuves, on a toujours passé beaucoup de temps à modifier les réglages pour tenter de trouver des solutions, et je crois qu'avec tout ce que l'on a fait, Valentino a peu à peu perdu ses repères, et tout le monde autour de lui a suivi la même voie. Il était à la recherche de sensations qu'il avait connues dans le passé, mais il a changé lui aussi. Sur les 8 derniers Grand Prix, nous sommes revenus vers des bases exploitées par Jorge, mais quand on compare les chronos, Lorenzo est généralement 4/10èmes plus vite que nous et on retrouve aussi cet écart lors des qualifications. C'est la vie. Si nous arrivions à comprendre exactement ce dont nous manquions, évidemment que nos résultats seraient meilleurs. Mais rien ne dure éternellement dans la vie d'un homme. Une porte se ferme et une autre s'ouvre... Je n'ai absolument pas perdu ma passion pour tout ce qui se passe dans le paddock, ou sur la piste, pour la course en elle-même. Je suis toujours aussi passionné par la technologie de ces machines. La cadence que l'on peut avoir en course n'est que le résultat du travail de développement que l'on fait en amont. J'adore tout ce qui concerne ce travail de développement de la moto mais ensuite c'est aux garçons qui sont sur les motos de faire la course avec les machines qu'on leur fabrique".

 

GP-Inside : Au détour de certaines de vos réponses, on a le sentiment que vous êtes soulagé par la décision que Valentino a prise, c'est exact ?



Jeremy Burgess:
"D'une certaine façon, oui. Je me suis toujours beaucoup inquiété de la sécurité de mon pilote. On a vu trop d'accidents horribles en moto et je sais très bien que si Valentino venait à se blesser grièvement, les gens se demanderaient immédiatement "pourquoi il ne s'est pas arrêté plus tôt ?". Rendre à Graziano et Stefania, ses parents, un Valentino en parfaite santé, c'est un soulagement. Surtout après avoir vécu le drame que l'on a connu avec Mick Doohan, je ne voulais pas revivre ça. Quand on sent que Valentino essaye de faire quelque chose dont il n'est peut-être tout simplement plus capable, c'est inquiétant. Lui, il est convaincu de toujours pouvoir être champion du monde, et j'admire cette conviction. Mais moi, je ne suis pas un homme de foi. Je suis un homme qui veut qu'on lui prouve les choses. Quand quelqu'un me dit "Je peux le faire", je lui réponds : "Montre-moi que tu peux le faire". Valentino n'a pas pu m'en faire la démonstration. On voit bien qu'il essaye, il fait tout ce qu'il peut, mais ça l'emmène en dehors de sa zone de "confort" alors que Marquez et Lorenzo n'en sont pas encore sortis. Valentino a eu tous ses succès en restant toujours dans sa zone de confort, ce n'est plus le cas. On voit bien maintenant en passant d'un circuit à un autre qu'on retrouve toujours les quatre mêmes noms en haut de la liste des temps, avec Crutchlow qui vient de temps en temps s'intercaler. En fin de week-end, la plupart du temps on a Marquez, Lorenzo, Pedrosa puis Valentino Rossi. Valentino donne tout ce qu'il peut, il a fait une très longue carrière, mais aujourd'hui il a 34 ans".

 

GP-Inside : Vous pensez qu'il risque de quitter sa "zone de confort" pour entrer dans une "zone de danger" ?

Jeremy Burgess: "Je ne veux pas parler de "zone de danger". On sait que les sports mécaniques sont dangereux. On ne peut pas déplacer un corps humain à de telles vitesses sans risque. C'est important de toujours garder ça à l'esprit. Barry Sheene disait : "Plus tu passes de virages dans ta vie, plus la probabilité d'être impliqué dans un accident est importante". On fait en sorte que tout se passe bien. Mais tous les pilotes doivent comparer leur implication, qui est de 100% pour Valentino, et les résultats qu'ils obtiennent en retour. Si, en me donnant à 100%, sans qu'il  me soit possible de donner un fragment de plus, je ne parviens pas à obtenir le résultat que j'espère, c'est que le moment est venu de remercier tous ceux qui  vous entourent et de se retirer en laissant le souvenir du grand champion que vous êtes. Peu importe que vous fassiez du football, du baseball, du cricket ou du basket-ball, chaque athlète, doit, à un moment dans sa carrière, prendre ce genre de décision. Je ne sais pas si Valentino doit prendre cette décision maintenant, mais il devra le faire un jour où l'autre. Il ne faut pas avoir peur de cette décision parce qu'on sait très bien, dès que l'on commence dans une voie, qu'il faudra arrêter un jour".

 

GP-Inside : Quelle a été la réaction des autres membres de l'équipe Yamaha ?

Jeremy Burgess: "J'ai parlé avec Nakajima (le responsable de l'équipe Yamaha Factory, NDLR) et chez Yamaha, ils sont sous le choc de cette nouvelle. Cela étant, quand on a un pilote comme Valentino, votre devoir est de mettre toutes les chances de son côté sinon cela ne peut pas fonctionner. Je crois que tout le monde est impatient de savoir ce qui va se passer. On sait que la moto est capable de gagner des courses, on le voit grâce au travail de l'équipe qui est de l'autre coté de notre garage. Il faut surtout souhaiter que Valentino puise suffisamment de motivation dans ce changement, que cela lui donnera l'impulsion dont il a besoin pour gagner en 2014. Cela va encore être une très longue saison pour tous les pilotes. On a vu que beaucoup d'entre eux se sont blessés cette année, ce que nous avons réussi à éviter, et pourtant nous ne sommes que 4ème du championnat. Ces garçons là, Lorenzo, Marquez, Pedrosa, sont redoutables"

Stay tuned !

Rejoignez-nous sur Facebook

Rejoignez-nous sur Twitter

 

Gilles Della Posta

 






Jeremy Burgess : "L'important n'est pas le nombre de titres que vous avez gagnés, mais comment remporter le prochain !"

20/11/2013 09:00  ExclusifGilles Della Posta



2ème acte de notre entrevue en compagnie de Jeremy Burgess, l'homme qu'il faut désormais qualifier "d'ancien" chef-mécanicien de Valentino Rossi. Après avoir évoqué avec nous sa vision de cette séparation et du regard qu'il porte sur le nonuple champion du monde (voir ici) , l'Australien nous parle de lui. Reviendra-t-il ? Avec qui aimerait-il travailler ? Jeremy Burgess parle de sport autant que de la vie en général...

 

GP-Inside :  Vous avez réfléchi à ce que vous allez faire dans les prochains mois, ou les prochaines années ?

Jeremy Burgess : "Pour les prochains mois, c'est assez simple car c'est à peu près la même chose pour tous ceux qui travaillent dans le paddock. Une fois que les essais seront terminés, tout le monde rentrera chez soi jusqu'aux essais de Sepang".

GP-Inside : Mon idée était de savoir si vous aviez envie de continuer dans vos fonctions en Grand Prix avec un autre pilote...

Jeremy Burgess : "Pour le moment pas vraiment. Avant de m'engager avec un jeune pilote, je m'assure toujours que nous pourrons travailler sur le long terme, au minimum 4 ou 5 ans".

GP-Inside : Y-a-t-il un pilote, dans l'une des 3 catégories, avec qui vous aimeriez travailler ?

Jeremy Burgess : "Tout d'abord je ne voudrais pas le faire aux dépens de ceux qui travaillent avec ces pilotes en ce moment. Je suis vraiment fan de Jack Miller, il a un potentiel fantastique. J'ai échangé tout au plus quelques mots avec lui depuis qu'il roule en Grand Prix. Cette saison, il suffisait de regarder nos écrans pour voir que sa moto était moins rapide que celles de ses adversaires et il n'a jamais cessé de se battre. L'an prochain il roulera sur une bonne machine et je pense qu'il constitue la relève australienne en GP".

GP-Inside : Donc on pourrait tout aussi bien imaginer qu'il fasse son chemin en Moto3, puis Moto2 et lorsqu'il arrivera en MotoGP dans quelques années, qu'il travaille avec vous ?

Jeremy Burgess : "Pas du tout parce que dans le meilleur des cas, lorsqu'il arrivera en MotoGP, j'aurai 65 ans et il sera trop tard pour m'engager dans un tel projet. Je regarde ce qu'il fait avec beaucoup d'intérêt car du point de vue australien, on a besoin de trouver un successeur en Grand Prix à Casey Stoner, de la même manière que Casey a succédé à Mick Doohan. On a besoin de garder l'intérêt des Australiens pour les GP, pour être certain que le public continuera à venir à Phillip Island".

GP-Inside : Vous voyez en Jack Miller un potentiel Casey Stoner ?

Jeremy Burgess : "Oui ! Il a fait ses armes, comme la plupart des jeunes australiens, en Europe. On a clairement vu cette saison que sa moto était moins performante qu'une KTM. Il a une très bonne vitesse de passage en courbe et dans les petites catégories, c'est la clé de la réussite".

GP-Inside : Vous avez fait le calcul du nombre de titres que vous avez gagnés ?



Jeremy Burgess : "
14 ! Mais l'important n'est pas combien vous en avez gagné mais comment faire pour remporter le prochain. C'est tout ce qui compte au final. Avoir remporté tant de titres avec tant de pilotes différents, avoir travaillé avec tant de grands hommes, c'est ce qui compte. Durant les 100 prochaines années, on ne pourra pas parler des Grand Prix moto sans évoquer le nom de Valentino Rossi, de la même manière qu'on évoque celui de Giacomo Agostini. Ensuite on pourra toujours argumenter sur l'importance qu'a eu tel ou tel autre pilote, mais eux, sont incontestables. Durant les 30 dernières années, j'ai travaillé avec Gardner qui a été le premier Australien à s'imposer, ensuite avec Doohan qui a remporté 5 titres, Valentino, Freddie Spencer, Randy Mamola. J'ai aussi gagné le TT sur l'île de Man avec Mike Grant sur une 500, je crois que c'est suffisant. Il faut rappeler que j'avais commencé par courir moi-même avant tout cela !!! Quand j'ai appelé ma femme pour lui annoncer la décision de Valentino, elle m'a dit "Personne ne peut effacer l'Histoire". Elle a raison je crois. La vie d'un homme est faite de changements, vous décidez de certains d'entre eux, et vous devez vous adapter à ceux que vous n'avez pas choisis. Je reviendrai probablement voir des Grand Prix dans le futur, j'ignore à quelle fréquence, mais j'ai déjà prévu de venir l'an prochain à Indianapolis. J'ai de nombreux amis là-bas alors si je peux joindre l'utile à l'agréable, ce sera une belle occasion"

GP-Inside : Est-ce qu'on ne peut pas imaginer le retour de Casey Stoner, avec vous à ses côtés ?

Jeremy Burgess : "Non, d'ici 2 ans, j'aurai perdu le fil avec les courses mais cela étant, on ne peut jamais savoir ce que vous réserve le futur. Certaines personnes disent que quand une porte se ferme, une autre s'ouvre. Mon père préférait dire "Quand une porte se ferme, une autre te claque à la figure !" (rires)... Sérieusement, j'aime éperdument ce petit monde que constituent les Grand Prix, mais je ne crois pas que cela serait constructif pour moi de rester ici".

 Dans la 3ème partie de notre interview, Jeremy Burgess nous livre ses observations sur l'évolution des règlements. A suivre...

 Stay tuned !

Rejoignez-nous sur Facebook

Rejoignez-nous sur Twitter

 

Gilles Della Posta
Revenir en haut Aller en bas
http://www.pit-lane.biz
Jarno

avatar

Nombre de messages : 8659
Localisation : Imatra sur Seine
Date d'inscription : 10/11/2009

MessageSujet: Re: [Interview] Jeremy Burgess (2/3)   Mer 20 Nov 2013 - 3:24

Quelle belle personne ce Burgess !

Merci pour cette interview
Revenir en haut Aller en bas
Dialmax

avatar

Nombre de messages : 4513
Age : 72
Localisation : Bourbonnais
Date d'inscription : 15/01/2013

MessageSujet: Re: [Interview] Jeremy Burgess (2/3)   Mer 20 Nov 2013 - 3:37

Oui, un type bien, comme nous disons cheu nous !
Revenir en haut Aller en bas
Alain



Nombre de messages : 441
Localisation : Toulouse
Date d'inscription : 29/12/2010

MessageSujet: Re: [Interview] Jeremy Burgess (2/3)   Mer 20 Nov 2013 - 4:11

Quelle intelligence, quelle sagesse, une interview d'une grande qualité aussi  
Revenir en haut Aller en bas
Jarno

avatar

Nombre de messages : 8659
Localisation : Imatra sur Seine
Date d'inscription : 10/11/2009

MessageSujet: Re: [Interview] Jeremy Burgess (2/3)   Mer 20 Nov 2013 - 5:16

C'est Troy Corser qui devrait l'engager pour son nouveau team : si ça se trouve sa clause de non concurrence au profit de Yamaha pour 2014 ne couvre pas le WSBK...

Mais pas sur que ça excite beaucoup Burgess de bosser sur des superbikes...
Revenir en haut Aller en bas
Edouard B.

avatar

Nombre de messages : 1183
Age : 31
Localisation : Paris
Date d'inscription : 30/05/2011

MessageSujet: Re: [Interview] Jeremy Burgess (2/3)   Mer 20 Nov 2013 - 5:21

J'ai un gros doute aussi; d'abord parce que ce n'est pas le même milieu et c'est sans doute moins excitant que de bosser au top niveau en grand-prix comme il le fait depuis plus de 30 ans...
Revenir en haut Aller en bas
Fügner

avatar

Nombre de messages : 7821
Localisation : Neuf-trois
Date d'inscription : 27/11/2010

MessageSujet: Re: [Interview] Jeremy Burgess (2/3)   Mer 20 Nov 2013 - 6:23

Belle hauteur de vue, parfaitement crédible, belle dignité  

Mais à propos, Burgess ne s'était il pas tâté pour prendre sa retraite au moment du grand saut (dans le vide) avec Ducati ?
Revenir en haut Aller en bas
adrien mototribu

avatar

Nombre de messages : 2595
Localisation : luberon
Date d'inscription : 10/11/2009

MessageSujet: Re: [Interview] Jeremy Burgess (2/3)   Mer 20 Nov 2013 - 7:46

très intéressant  
Revenir en haut Aller en bas
http://mototribu.com
bubu



Nombre de messages : 4921
Localisation : ile de france
Date d'inscription : 15/02/2011

MessageSujet: Re: [Interview] Jeremy Burgess (2/3)   Mer 20 Nov 2013 - 9:16

belle interview , bravo à son auteur mais j'ai envie de dire à jeremy soit logique, ne fait pas le match de trop non plus, prend un repos bien mérité ... y'a dix mille moyens pour lui de continuer à se faire plaisir dans la moto sans se remettre un pilote ou un team sur le dos
Revenir en haut Aller en bas
GrahamB

avatar

Nombre de messages : 3457
Age : 55
Localisation : Lyon
Date d'inscription : 19/08/2011

MessageSujet: Re: [Interview] Jeremy Burgess (2/3)   Mer 20 Nov 2013 - 10:16

bubu a écrit:
ne fait pas le match de trop non plus, prend un repos bien mérité
Mais ce n'est pas ce qu'il propose de faire ?

"Sérieusement, j'aime éperdument ce petit monde que constituent les Grand Prix, mais je ne crois pas que cela serait constructif pour moi de rester ici"
Revenir en haut Aller en bas
Contenu sponsorisé




MessageSujet: Re: [Interview] Jeremy Burgess (2/3)   

Revenir en haut Aller en bas
 
[Interview] Jeremy Burgess (2/3)
Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Revenir en haut 
Page 1 sur 1
 Sujets similaires
-
» [Oldies] Mieux que Jeremy Burgess!!!
» Interview de Christophe le Bouille
» Interview de Samuel Eto'o qui revient sur l'OL
» Interview exclusive d'Ali Mathlouthi pour forumrcs.com
» [Behind Basketball] Interview Philippe Amagou

Permission de ce forum:Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum
 :: ACTUALITES :: [INTERVIEWS]-
Sauter vers: