"Après avoir ouvert une voie royale aux ingénieurs motoristes depuis des décennies, les Grands Prix motocyclistes permettent enfin aux ingénieurs châssis de devenir les mâitres du jeux.
En effet, la nouvelle catégorie "Moto2", en imposant un moteur unique, ouvre les portes à la recherche et à l'innovation, dès 2010 pour la "Moto 2" ,et très probablement dès 2012 pour la catégorie reine que constitue la "MotoGP".
Il faut bien constater que la course à la puissance initiée jusqu'à l'année dernière a laissé en arrière plan la technologie des châssis dont la conception reste globalement inchangée depuis un demi siècle.
Quelques tentatives empiriques, comme celles d'ELF (De Cortanze), de Claude FIOR, de la BUT (Offenstadt), ont obtenu un succès d'estime dans les années 80 mais n'ont pas pour cela détrôné les classsiques fourches télescopiques.
Il existe une raison objective à cela : ces tentatives étaient de simples greffons d'une suspension avant exogène sur une moto par ailleurs classique. Sans conception d'ensemble, ces véhicules hétéroclites comptaient sur celle de ses suspensions la moins apte à faire des écarts de chronos pour faire la différence. Un peu comme si on voulait greffer le seul train avant d'une F1 sur une Laguna pour en faire une bête de course !
Aujourd'hui, il existe une conception globale de machine de Grand-Prix, basée sur la technologie confirmée des liaisons au sol: une approche cohérente et homogène qui supprime les anachroniques accélérations de roues parasites des motos de Grand-Prix, restées actuellement à un niveau 50 fois supérieures à celui des Formule 1, réduisant ainsi les distances de freinage de 15% au minimum (Tests organisés par Michelin et validés par Sylvain Guintoli), ainsi que l'usure des pneus de 45%, autorisant par là-même l'usage de pneumatiques plus tendres et plus adhérents.
Techniquement, cette conception permet une homogénéité totale entre les suspensions avant et arrière, avec une cinématique calculée pour sortir les motos de Grand Prix des actuels compromis de réglages auxquels elles sont confrontées, tout en conservant une ergonomie apte à ne pas dépayser le
pilote. Cette technologie globale de conception par les liaisons au sol est le fruit de l'expérience, d'une part part de la construction de nombreux prototypes innovants ayant connu les podiums en G.P. 500 et 250, et d'autre part de nos années d'expérience de la catégorie REINE jusqu'en 2000.
L'affrontement des parties-cycles classiques avec des châssis purement compétition ne peut apporter qu'un attrait supplémentaire aux G.P. .
D'un point de vue promotionnel, il s'agit d'une technologie apte à donner du grain à moudre à la presse pour le plus grand bien de notre sport et potentiellement capable de multiplier la notoriété d'une société avec un retour sur investissement hors normes."
Pourquoi tant de réticences ?
Un châssis de compétition de technologie complètement différente des parties cycles ne gagnera sans doute pas d'emblée, mais il sera d'emblée très supérieur au freinage pour peut-être se faire repasser à la sortie des courbes. Le spectacle devrait être fabuleux !
Tout le monde y gagnerait....