MERCREDI:Pour une fois, je ne choisis pas la « facilité » et j’accompagne le team VTC depuis le début jusqu’à la fin de son périple d’un week-end de course.
Fini donc les voyages touristiques en deux-roues et les hôtels confortables, je serai avec le team de l’atelier à l’atelier, c'est-à-dire environ une semaine d’un déplacement qui s’annonce peu reposant puisqu'entre temps, nous serons passés par Albacete, province de Castilla-La Mancha, où se déroule le championnat d’Europe.
En attendant, on commence par charger le camion, c'est-à-dire environ deux heures de manutention, histoire de se mettre en forme.
Un voyage de 1700 kilomètres en camion, pour ceux qui ne le sauraient pas, c’est long, très long : 26 heures d’un voyage entrecoupé seulement de pauses « hygiéniques » de quelques minutes sur des aires d’autoroute…
JEUDI :Tiens, une entreprise dont les couleurs se marieraient bien avec celles du VTC !

L'Espagne et ses mosaïques sympathiques...

A l’intérieur, on refait le monde, surtout celui de la moto, on analyse, on essaie de prévoir, mais la petite tension familière d’un week-end de course est bien présente, alors on s’amuse en chahutant pour évacuer la pression, puis on finit par dormir quelques heures d’un sommeil pas vraiment réparateur.
(Steven et Steph, alias svtce sur le forum)

Les kilomètres défilent doucement et, jeudi midi, c’est enfin l’arrivée sur le circuit espagnol.

La Dorna a invité les cinq premiers des divers championnats nationaux ; tout en s’installant, on constate tout de suite que les moyens des Espagnols, des Italiens et des Néerlandais n’ont rien à voir avec ceux qui disputent le championnat de France…



Semi-remorques rutilantes et hospitalitys sont quasi au niveau de ceux des MotoGP et reflètent bien l’argent investi dans les motos elles-même!

Question d’intérêt national et de culture sportive.
Pas grave, la passion anime tous les participants et les pilotes français sont aussi motivés que les autres.
Le stand est tout petit et on doit le partager avec deux autres motos.
Karim demande à l’équipe s’ils préfèrent monter le auvent dans le paddock afin d’avoir plus de place pour travailler.
Finalement, vu le ciel chargé et le vent très violent, il semble préférable de s’abriter sous « du dur »…

Une fois le stand installé, Steven part reconnaître le tour de la piste pour en déceler les éventuels pièges, qui viendraient s’ajouter à ceux de la météo.
Le tout vient soigneusement compléter ses notes personnelles; il a déjà tourné ici, avec la MotoGP Academy, il y a plus d’un an.

La nuit tombe vite et surprend déjà les mécaniciens en train de faire une première chauffe...

... et d'affiner la position du pilote.

La soirée s’achèvera sous la pluie, alors que le vent baisse un peu d’intensité.
VENDREDI :Vendredi matin, le soleil fait enfin une timide apparition.

A peine le temps de faire quelques photos et il est déjà parti, laissant place comme hier à un vent très violent.
Puis il revient, accompagné d’un arc en ciel, puis repart…
Autant le dire tout de suite, ce sera comme ça tout le week-end !

Steven s’échauffe avant d’entamer la première séance d’essais libres.

Durant de telles séances, on utilise souvent les vieux carénages et une vieille combinaison, au cas où…

Là, le radar indique 195 kilomètres/heure. A la fin des essais, la Honda du VTC dépassera largement les 200 et s’installera dans le haut de la hiérarchie des vitesses de pointe.

En attendant, on dégrossit les réglages avec quelques passages au stand.

A l’étranger, les français ont un peu tendance à communiquer davantage, face à l’adversité européenne, mais la visite de Madame Danielle, personnage incontournable du paddock, n’est pas une nouveauté !

Après la séance, c’est le débriefing de Steven (ainsi que le démontage de la culasse) qui orienteront le travail des mécaniciens.
Le chrono est en 1.48, plus de 10 secondes du temsp rélaisé par Steven dans de biens meilleures conditions.

Le vent gêne tous le monde et peut même se révéler dangereux.
Les autres motos, et en particulier les Aprilia, sont beaucoup plus bruyantes que l’ensemble des Français. On mettra donc un silencieux un peu plus petit.
La deuxième séance est assez rapprochée; pas le temps de manger pour les mécanos!
Les pilotes, eux, se concentrent à nouveau...
Ici, Steven à côté de Micael Van Der Mark, champion des Pays-Bas 2008, qui partage le boxe avec nous.

C'est reparti; le chrono descend peu à peu en 1.43 à deux secondes des meilleurs.

L'important n'est pas d'essayer de faire un temps mais de ne pas tomber tout en faisant progresser la moto.
A ce petit jeu, l'Italien Savadori est le meilleur.

Tous les Français s'appliquent et améliorent leurs temps.
Cyril Carrillo...

Clément Dunikowski, champion de France 2006...

Jonathan Castillo...

Ornella Ongaro...

Et Steven Lecoquen!

La fin d'après-midi sera consacrée à l'analyse de l'acquisition de données, aux démontage et remontage du moteur et de la boîte de vitesses ainsi qu'au "nettoyage" de la machine.
Un "nettoyage", c'est ça!

La soirée se terminera dans le stand de Tony (mécanicien de GP, ici pour "Sebimoto" sur Aprilia) pour refaire le monde, surtout celui de la moto, d'ailleurs...

La suite demain...